CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Ven 11 Nov - 9:53

Rappel du sujet



Le Chapelet voulez réciter
Régulièrement tous les jours ?
N'hésitez donc pas à télécharger
Ce lien pour le dire toujours :
http://www.mp3tunes.tk/download?v=5xgxKl0fNw0

MÉTHODE MONTFORTAINE avec IMAGES & VIDÉOS à télécharger ici :
http://montfortajpm.blogspot.fr/p/le-chapelet-recite-avec-vous.html


SOMMAIRE des 2000 CANTIQUES et plus :
http://montfortajpm.blogspot.fr/p/sommaire-des-2000-cantiques-et-plus.html


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


284- MAC


Si tu ne veux pas rencontrer de francs-maçons,
Il faut mettre ta clef sous le paillasson.



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(12/01/2014)


* * *


Deux anniversaires, l'un du Ciel, l'autre de l'enfer :
https://gilbertchevalier.blogspot.fr/2016/11/le-bon-soldat.html?showComment=1478811095687#c7263519295778055230
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Sam 12 Nov - 15:55

285- BONS CHRÉTIENS





Bons chrétiens, ayez la sainte espérance
Sans vous occuper des médisances ;
Bons chrétiens, ayez confiance en Marie
Sans vous occuper des calomnies ;
Bons chrétiens, ayez la sainte charité
En supportant toutes les adversités ;
Bons chrétiens, soyez de bons chrétiens,
Et soyez-en sûrs, tout ira bien.
Bons chrétiens, gardez la vraie foi
Et observez la véritable loi,
Sans vous occuper de ce qu'on dira
De vous, et dites : Ave Maria !
Bons chrétiens, obéissez au Saint-Père :
C'est lui qui nous donne la lumière ;
Bons chrétiens soyez dans votre mise
Comme l'enseigne la sainte Église.
Du Père de Montfort, c'est la doctrine,
Et il nous faut bien la garder
Si nous désirons nous sauver :
Voilà notre sainte médecine !
C'est celle que j'ai toujours eue :
Vive Marie ! Vive Jésus !



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(12/01/2014)


* * *


« Ô Marie, si vous voulez élever à une haute sainteté
le pécheur le plus désespéré,
il ne tient qu’à vous,
puisque vous n’avez qu’à vouloir
et tout se fera. »
http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/10/saint-francois-de-sales-luther-31.html
(Saint Bernard)
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mar 15 Nov - 10:42

287- DEO GRATIAS


La secte des trémousseurs
Chante et danse à toute heure !
C'est là toute leur religion :
Des deo gratias en carton ! 



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(12/01/2014)


* * *


« Marie ne peut manquer
ni de puissance ni bonne volonté
pour nous sauver. »
http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/11/cantate-a-sainte-Marguerite-Marie.html
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Sam 19 Nov - 15:29

288- LA POLKA DES CLICS


Cliquetis, cliquetis !
Allez-y, cliquez les amis !
Mais les clics ne répondent plus ?
C'est qu'ils ont perdu la vue !
Il y a un an, on allait à deux mille,
Il y a six mois à mille,
Maintenant, un demi, un quart de mille,
Et demain ce sera à moins mille !!!
Il faut dire qu'ils montent
Ou descendent à volonté
Selon que les font marcher
Ceux qui en ont la ponte :
L'autre jour, je les ai pris
La main au sac, en flagrant délit.
Ne parlons pas des quinze-tonnes
De dix mille et plus cliquetons
Qui sont de fabrication-maison
Tant ils dépassent la donne.
Je n'ai plus confiance aux cliquetis :
Ils représentent ce qu'on leur dit !
Donc ils ne valent plus grand chose :
"L'important c’est la rose !"



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(13/01/2014)


* * *


SOMMAIRE de l'Album "CANTIQUES sur la MISSION"
(48 audios)
chantés par Gilbert Chevalier (aveugle)
1980-2015
https://gloria.tv/album/64SfQmt99kvV1c7efyx32gx67
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mar 22 Nov - 16:31

289- LE PÈRE HERMANN


Le Père Hermann a composé
Cet air que vous entendez :





Sur cette musique j'ai mis
Un beau cantique à Marie.



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(14/01/2014)


* * *


VIE de la SAINTE VIERGE
(cantique sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima)
http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/11/vie-de-la-Sainte-Vierge-cantique-su…
(PDF & liens téléchargement)
1- Salut, ô Marie !
Nos voix et nos cœurs
Voudraient de ta vie
Chanter les grandeurs.

R./ À toi, Marie, à toi notre amour !
Marie, à toi nos cœurs sans retour !

5- Le Ciel te contemple,
Ô Fille des rois,
Lorsque dans le Temple
Tu viens à sa voix.
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 24 Nov - 16:02

290- SCOOPS


Avis, avis, avis !
Connaissez-vous la planète Oolis ?
C’est la planète-prison
Où l’on enferme les francs-maçons.

* * * * * * * * * * *
François troisième a une copine,
Et le quatrième vaticine :
Ils vont bientôt se rencontrer
« Au-delà de l’éternité » (sic)
Dans la télé-réalité
De la planète ensommeillée.

* * * * * * * * * * *
Attention de ne pas rire
À la nouvelle que je vais dire :
Je suis le grand pape et le grand roi,
Oui oui et les deux à la fois !
https://youtu.be/fEzSAT4sAJ4?list=PLkkHVphgJH9awd0cAMmbjvjiBQqhKbkHJ
Vous ne me croyez pas ?
Vous avez bien raison !
Mais alors, ne croyez pas
L’Anticléricalon !
Car, que voulez-vous que je vous dise,
Cet homme ne dit que des bêtises.

* * * * * * * * * * *

Une petite rigolade !
Et juste une estafilade !
L'humoriste a sauté le mur
Pour s'en faire un autre plus sûr.
"Mein Kamph" a fait "la Shoah" :
Des chrétiens, ce n'est pas le combat.

* * * * * * * * * * *

Un quatrain nostradamusique
Pour clôturer la musique :
Le suicide sera assisté,
Ils tueront les pas encore nés,
Entre hommes feront des unions
Et les vieillards extermineront.

* * * * * * * * * * *

Mes scoops sont bel et bien terminés :
Vous pouvez aller vous coucher !
Faites de beaux rêves sur la lune.
À demain pour une nouvelle tribune.



Gilbert Chevalier
l'Aveugle-Vendéen
(14/01/2014)


* * *


À SAINTE CÉCILE
(cantique "Ô Patronne des saints cantiques")
http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/11/a-sainte-Cecile-cantique-o-patronne-des-saints-cantiques.html
(PDF & lien téléchargement)
R/ Ô Patronne des saints cantiques,
Gloire à ton nom si doux !
Reine de l’harmonie et des chœurs angéliques,
Sainte Cécile, ô vierge aimée, inspire-nous.
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Lun 28 Nov - 16:00

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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Ven 20 Oct - 16:55

SUPREMI APOSTOLATUS OFFICIO  

LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII
SUR LE TRÈS SAINT ROSAIRE



À tous nos Vénérables Frères les Patriarches, Primats, Archevêques et Évêques du monde catholique, en grâce et communion avec le Siège Apostolique.

Vénérables Frères Salut et Bénédiction Apostolique


Le devoir du suprême apostolat qui Nous a été confié, et la condition particulièrement difficile des temps actuels, Nous avertissent chaque jour instamment, et pour ainsi dire Nous pressent impérieusement, de veiller avec d’autant plus de soin à la garde et à l’intégrité de l’Église que les calamités dont elle souffre sont plus grandes.

C’est pourquoi autant qu’il est en Notre pouvoir, en même temps que Nous Nous efforçons par tous les moyens de défendre les droits de l’Église comme de prévoir et de repousser les dangers qui la menacent et qui l’assaillent, Nous mettons aussi Notre plus grande diligence à implorer l’assistance des secours divins, avec l’aide seule desquels Nos labeurs et Nos soins peuvent aboutir.

À cette fin, Nous estimons que rien ne saurait être plus efficace et plus sûr que de Nous rendre favorable, par la pratique religieuse de son culte, la sublime Mère de Dieu, la Vierge Marie, dépositaire souveraine de toute paix et dispensatrice de toute grâce, qui a été placée par son divin Fils au faîte de la gloire et de la puissance, afin d’aider du secours de sa protection les hommes s’acheminant, au milieu des fatigues et des dangers, vers la Cité Éternelle.

C’est pourquoi, à l’approche des solennels anniversaires qui rappellent les bienfaits nombreux et considérables qu’a valus au peuple chrétien la dévotion du Saint Rosaire, Nous voulons que cette année, cette dévotion soit l’objet d’une attention toute particulière dans le monde catholique en l’honneur de la Vierge Souveraine, afin que, par son intercession, nous obtenions de son divin Fils un heureux adoucissement et un terme à nos maux. Aussi, avons-Nous pensé, Vénérables Frères, à Vous adresser ces lettres, afin que Notre dessein Vous étant connu, Votre autorité et Votre zèle excitent la piété des peuples à s’y conformer religieusement.

Ce fut toujours le soin principal et solennel des catholiques de se réfugier sous l’égide de Marie et de s’en remettre à sa maternelle bonté dans les temps troublés et dans les circonstances périlleuses. Cela prouve que l’Église catholique a toujours mis, et avec raison, en la Mère de Dieu, toute sa confiance et toute son espérance. En effet, la Vierge exempte de la souillure originelle, choisie pour être la Mère de Dieu, et par cela même associée à lui dans l’œuvre du salut du genre humain, jouit auprès de son Fils d’une telle faveur et d’une telle puissance que jamais la nature humaine et la nature angélique n’ont pu et ne peuvent les obtenir. Aussi, puisqu’il lui est doux et agréable par-dessus toute chose d’accorder son secours et son assistance à ceux qui les lui demandent, il n’est pas douteux qu’elle ne veuille, et pour ainsi dire qu’elle ne s’empresse d’accueillir les vœux que lui adressera l’Église universelle.

Cette piété, si grande et si confiante envers l’Auguste Reine des cieux, n’a jamais brillé d’un éclat aussi resplendissant que quand la violence des erreurs répandues, ou une corruption intolérable des mœurs, ou les attaques d’adversaires puissants, ont semblé mettre en péril l’Église militante de Dieu.

L’histoire ancienne et moderne et les fastes les plus mémorables de l’Église, rappellent le souvenir des supplications publiques et privées à la Mère de Dieu, ainsi que les secours accordés par Elle, et en maintes circonstances la paix et la tranquillité publiques obtenues par sa divine intervention. De là ces qualifications d’Auxiliatrice, de Bienfaitrice, et de Consolatrice des chrétiens, de Reine des armées, de Dispensatrice de la victoire et de la paix, dont on l’a saluée. Entre tous ces titres, est surtout remarquable et solennel celui qui lui vient du Rosaire, et par lequel ont été consacrés à perpétuité les insignes bienfaits dont lui est redevable le nom de chrétien.

Aucun de Vous n’ignore, Vénérables Frères, quels tourments et quels deuils ont apportés à la sainte Eglise de Dieu, vers la fin du XIIe siècle, par les hérétiques Albigeois qui, enfantés par la secte des derniers Manichéens, ont couvert le midi de la France et tous les autres pays du monde latin de leurs pernicieuses erreurs. Portant partout la terreur de leurs armes, ils étendaient partout leur domination par le meurtre et les ruines.

Contre ce fléau, Dieu a suscité, dans sa miséricorde, l’insigne père et fondateur de l’Ordre dominicain. Ce héros, grand par l’intégrité de sa doctrine, par l’exemple de ses vertus, par ses travaux apostoliques, s’avança contre les ennemis de l’Eglise catholique, animé de l’Esprit d’en haut; non avec la violence et avec les armes, mais avec la foi la plus absolue en cette dévotion du Saint Rosaire que le premier il a divulguée et que ses enfants ont portée aux quatre coins du monde. Il prévoyait, en effet, par la grâce divine, que cette dévotion, comme un puissant engin de guerre, mettrait en fuite les ennemis et confondrait leur audace et leur folle impiété. Et c’est ce qu’a, en effet, justifié l’événement.

Grâce à cette nouvelle manière de prier, acceptée et ensuite mise régulièrement en pratique, par l’institution de l’Ordre du saint Père Dominique, la piété, la bonne foi, la concorde commencèrent à reprendre racine, et les projets des hérétiques, ainsi que leurs artifices, à tomber en ruines. Grâce à elle encore, beaucoup d’égarés ont été ramenés à la voie droite; et la fureur des impies a été réfrénée par les armes catholiques qui avaient été levées pour repousser la force par la force.

L’efficacité et la puissance de cette prière ont été aussi expérimentées au XVIe siècle, alors que les armées innombrables des Turcs étaient à la veille d’imposer le joug de la superstition et de la barbarie à presque toute l’Europe. Dans ce temps, le Souverain Pontife saint Pie V, après avoir réveillé chez tous les princes chrétiens le sentiment de la défense commune, s’attacha surtout et par tous les moyens à rendre propice et secourable au nom chrétien la toute-puissante Mère de Dieu, en l’implorant par la récitation du Rosaire. Ce noble exemple, offert en ces jours à la terre et aux cieux, rallia tous les esprits et persuada tous les cœurs. Aussi les fidèles du Christ, décidés à verser leur sang et à sacrifier leur vie pour le salut de la religion et de leur patrie, marchaient sans souci du nombre aux ennemis massés non loin du golfe de Corinthe ; pendant que les invalides, pieuse armée de suppliants, imploraient Marie, saluaient Marie, par la répétition des formules du Rosaire et demandaient la victoire de ceux qui combattaient.

La Souveraine ainsi suppliée ne resta pas sourde, car l’action navale s’étant engagée auprès des îles Echinades (Curzolaires) la flotte des chrétiens, sans éprouver elle-même de grandes pertes, remporta une insigne victoire et anéantit les forces ennemies.

C’est pourquoi le même Souverain et saint Pontife, en reconnaissance d’un bienfait si grand, a voulu qu’une fête en l’honneur de Marie Victorieuse, consacrât la mémoire de ce combat mémorable. Grégoire XIII a consacré cette fête en l’appelant fête du Saint Rosaire.

De même, dans le dernier siècle, d’importants succès furent remportés sur les forces turques, soit à Temesvar, en Pannonie, soit à Corcyre, et ils coïncidèrent avec des jours consacrés à la Sainte Vierge Marie et avec la clôture des prières publiques célébrées par la récitation du Rosaire.

Par conséquent, puisqu’il est bien reconnu que cette formule de prière est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, et qu’elle est surtout propre à la défense de l’Eglise et du peuple chrétien en même temps qu’à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers, il n’est pas surprenant que plusieurs autres de nos prédécesseurs se soient attachés à la développer et à la recommander par des éloges tout spéciaux. Ainsi Urbain IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des avantages au peuple chrétien. Sixte IV a dit que cette manière de prier est avantageuse à l’honneur de Dieu et de la Sainte Vierge, et particulièrement propre à détourner les dangers menaçant le monde; Léon X a déclaré qu’elle a été instituée contre les hérésiarques et les hérésies pernicieuses; et Jules III l’a appelée la gloire de l’Église. Saint Pie V a dit aussi, au sujet du Rosaire, que, dans la divulgation de cette sorte de prières, les fidèles ont commencé à s’échauffer dans la méditation, à s’enflammer dans la prière, puis sont devenus d’autres hommes; les ténèbres de l’hérésie se sont dissipées, et la lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat. Enfin, Grégoire XIII a déclaré à son tour que le Rosaire avait été institué par Saint Dominique, pour apaiser la colère de Dieu et implorer l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie.

Guidé par cette pensée et par les exemples de nos prédécesseurs Nous avons cru tout à fait opportun d’établir pour la même cause, en ce temps, des prières solennelles, et de tâcher, au moyen de prières solennelles adressées à la Sainte Vierge par la récitation du Rosaire, d’obtenir de son Fils Jésus-Christ un semblable secours contre les dangers qui Nous menacent. Vous voyez, Vénérables Frères, les graves épreuves auxquelles l’Église est journellement exposée: la piété chrétienne, la moralité publique, la foi elle-même qui est le bien suprême et le principe de toutes les autres vertus, tout cela est chaque jour menacé des plus grands périls.

Non seulement Vous savez combien cette situation est difficile et combien Nous en souffrons, mais encore Votre charité Vous en a fait éprouver avec Nous les sympathiques angoisses. Car c’est une chose des plus douloureuses et des plus lamentables de voir tant d’âmes rachetées par le Sang de Jésus-Christ arrachées au salut par le tourbillon d’un siècle égaré, et précipitées dans l’abîme et dans une mort éternelle. Nous avons, de nos jours, autant besoin du secours divin qu’à l’époque où le grand Dominique leva l’étendard du Rosaire de Marie à l’effet de guérir les maux de son époque.
Ce grand Saint, éclairé par la lumière céleste, entrevit clairement que, pour guérir son siècle, aucun remède ne serait plus efficace que celui qui ramènerait les hommes à Jésus-Christ, qui est la voie la vérité et la vie, et les pousserait à s’adresser à cette Vierge, à qui il est donné de détruire toutes les hérésies, comme à leur patronne auprès de Dieu.

La formule du Saint-Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de Notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est entremêlée et comme entrelacée par la prière de la Salutation angélique, et par une oraison jaculatoire à Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous qui cherchons un remède à des maux semblables, Nous avons le droit de croire qu’en Nous servant de la même prière qui a servi à saint Dominique pour faire tant de bien à tout le monde catholique, Nous pourrons voir disparaître de même les calamités dont souffre Notre époque.

Non seulement Nous engageons vivement tous les chrétiens à s’appliquer soit en public, soit dans leur demeure particulière et au sein de leur famille, à réciter ce pieux office du Rosaire et à ne pas cesser ce saint exercice, mais Nous désirons que spécialement LE MOIS D’OCTOBRE DE CETTE ANNÉE soit consacré entièrement à la Sainte Reine du Rosaire. Nous décrétons et Nous ordonnons que, dans tout le monde catholique, pendant cette année, on célèbre solennellement par des services spéciaux et splendides, les offices du Rosaire.

Qu’ainsi donc, à partir du premier jour du mois d’octobre prochain jusqu’au second jour du mois de novembre suivant, dans toutes les paroisses, et, si l’autorité le juge opportun et utile, dans toutes les autres églises ou chapelles dédiées à la Sainte Vierge, on récite cinq dizaines du Rosaire, en y ajoutant les Litanies Laurétanes. Nous désirons que le peuple accoure à ces exercices de piété et qu’en même temps l’on dise la messe et l’on expose le Saint Sacrement, et que l’on donne ensuite avec la Sainte Hostie la bénédiction à la pieuse assemblée. Nous approuvons beaucoup que les confréries du Saint Rosaire de la Vierge fassent, conformément aux usages antiques, des processions solennelles à travers les villes, afin de glorifier publiquement la Religion. Cependant si, à cause des malheurs des temps, dans certains lieux, cet exercice public de la religion n’était pas possible, qu’on le remplace par une visite assidue aux églises, et qu’on fasse éclater la ferveur de sa piété par un exercice plus diligent encore des vertus chrétiennes.

En faveur de ceux qui doivent faire ce que Nous avons ordonné ci-dessus, il Nous plaît d’ouvrir les célestes trésors de l’Église pour qu’ils y puisent à la fois les encouragements et les récompenses de leur piété. Donc, à. tous ceux qui, dans l’intervalle de temps désigné, auront assisté à l’exercice de la récitation publique du Rosaire avec les Litanies, et auront prié selon Notre intention, Nous concédons sept années et sept quarantaines d’indulgences applicables à toutes fins. Nous voulons également faire jouir de cette faveur ceux qu’une cause légitime aura empêchés de concourir à ces prières publiques dont Nous venons de parler, pourvu que, dans leur particulier, ils se soient consacrés à ce pieux exercice et qu’ils aient prié Dieu selon Notre intention. Nous absolvons de toute coulpe ceux qui dans le temps que nous venons d’indiquer, auront au moins deux fois, soit publiquement dans les temples sacrés, soit dans leurs maisons (par suite d’excuses légitimes) pratiqué ces pieux exercices et qui, après s’être confessés, se seront approchés de la Sainte Table. Nous accordons encore la pleine remise de leurs fautes à ceux qui, soit dans ce jour de la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire, soit dans les huit jours suivants, après avoir également épuré leur âme par une salutaire confession, se seront approchés de la Table du Christ, et auront dans quelque temple prié à Notre intention Dieu et la Sainte Vierge pour les nécessités de l’Église.

Agissez donc, Vénérables Frères ! Plus Vous avez à cœur l’honneur de Marie et le salut de la société humaine, plus Vous devez Vous appliquer à nourrir la piété des peuples envers la grande Vierge, à augmenter leur confiance en Elle. Nous considérons qu’il est dans les desseins providentiels que, dans ces temps d’épreuves pour l’Église, l’ancien culte envers l’auguste Vierge fleurisse plus que jamais dans l’immense majorité du peuple chrétien. Que maintenant, poussées par Nos exhortations, enflammées par Vos appels, les nations chrétiennes recherchent avec une ardeur de jour en jour plus grande la protection de Marie; qu’elles s’attachent de plus en plus à l’habitude du Rosaire, à ce culte que Nos ancêtres avaient la coutume de pratiquer, non seulement comme un remède toujours présent à leurs maux, mais comme un noble ornement de la piété chrétienne. La Patronne céleste du genre humain exaucera ces prières et ces supplications, et Elle accordera facilement aux bons la faveur de voir leurs vertus s’accroître, aux égarés celle de revenir au bien et de rentrer dans la voie du salut, elle obtiendra que le Dieu vengeur des crimes, inclinant vers la clémence et la miséricorde, rende au monde chrétien et à la société, tout péril étant désormais écarté, cette tranquillité si désirable.

Encouragé par cet espoir, Nous supplions Dieu, par l’entremise de Celle dans laquelle il a mis la plénitude de tout bien, Nous le supplions de toutes Nos forces de répandre sur Vous, Vénérables Frères, ses faveurs célestes. Et comme gage de Notre bienveillance, Nous Vous donnons de tout Notre cœur, à Vous, à Votre clergé et aux peuples commis à Vos soins, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 1er septembre 1883, sixième année de Notre Pontificat.


Léon XIII, Pape
 
PDF à télécharger ici : http://w2.vatican.va/content/leo-xiii/fr/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_01091883_supremi-apostolatus-officio.pdf


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mar 24 Oct - 10:47

Propos hallucinants de François dans "Politique et société"

François a écrit:« Vous [les français] avez un grand chrétien, qui est, je crois, mort sans baptême, mais un grand chrétien : Péguy. Péguy est celui qui a bien compris le rôle de l’espérance dans le christianisme. Il était plus chrétien que moi ! Curieusement , il n’a pas réussi a entrer dans l’Église, il est mort à la guerre, mais lui, l’espérance, il l’appelle la plus humble des vertus. »
(p.111) En fait, note Wolton, Péguy fut baptisé à sa naissance.

« Certains préfèrent parler de morale, dans les homélies ou dans les chaires de théologie. Il y a un grand danger pour les prédicateurs, les prêcheurs, qui est de tomber dans la médiocrité. De ne seulement condamner que la morale – je vous demande pardon - "sous la ceinture". Mais les autres péchés, qui sont les plus graves, la haine, l’envie, l’orgueil, la vanité, tuer l’autre, ôter la vie..., ceux-là on n’en parle pas tant que ça. Entrer dans la mafia, faire des accords clandestins... « Tu es un bon catholique ? Alors donne-moi le chèque. » »
(p.153)

« L’Église s’est souvent identifiée aux pharisiens. »
(p.152)

« Il y a les péchés des dirigeants de l’Église, qui manquent d’intelligence ou se laissent manipuler. Mais l’Église, ce ne sont pas les évêques, les papes et les prêtres. L’Église, c’est le peuple. Et Vatican II a dit : « Le peuple de Dieu, dans son ensemble, ne se trompe pas. » »
(p.152)

« Allez en Afrique, où l’on trouve tant de missionnaires. Ils brûlent leur vie là-bas. Et ils font de vraies révolutions. Pas pour convertir, c’est à une autre époque que l’on parlait de conversion, mais pour servir. »
(p.153)

« Il y a une théologie dite "du peuple". Le peuple fait avancer la foi. Ça, c’est très développé en Amérique latine. Mais il y a aussi dans certains pays le problème des prêtres-patrons, des prêtres-princes, des évêques-seigneurs... »
(p.142-143)

« C’est le même problème qu’au temps de Jésus, quand Jésus-Christ a commencé à parler. Le peuple le comprenait parfaitement et s’enthousiasmait parce qu’il parlait avec autorité. En revanche, les docteurs de l’Église de ce temps-là étaient fermés. Fondamentalistes. « On peut aller jusqu’ici, mais pas jusque-là. » C’est le combat que je mène aujourd’hui avec l’exhortation Amoris lætitia. Parce que certains disent encore : « Ça, on peut, ça, on ne peut pas. » »
(p.139)

« Certaines femmes me disent : « Mais pourquoi nous ne pouvons pas devenir des diaconesses ? » Ça, c’est un ministère. On peut y réfléchir. Mais à moi il me plaît davantage que la fonction et le rôle de la femme dans une société évoluée. »
(p.137)

« La politique au XVIe siècle était "trop" catholique. Le trop nous fait du mal. Il est normal de dire « nous, on pense comme ça », mais si je pense « trop comme ça », quelque chose ne va plus, et cela conduit à l’exagération, au fondamentalisme, à l’isolement, à la fermeture au dialogue et à la parole de l’autre. »
(p.135-136)

« Les péchés les plus légers sont les péchés de la chair. »
(p.249)

« Les prêtres ont eu la tentation – pas tous, mais beaucoup – de se focaliser sur les péchés de la sexualité. C’est ce dont je vous ai déjà parlé : ce que j’appelle la morale sous la ceinture. Les péchés les plus graves sont ailleurs.
Mais il y a de bons prêtres... Je connais un cardinal ici qui est un bon exemple. Il m’a confié, en parlant de ces choses-là, que lorsqu’on vient le voir pour lui parler de ces péchés sous la ceinture, il dit tout de suite : « J’ai compris, passons à autre chose. » Il arrête la personne, comme pour dire : « J’ai compris, mais voyons si tu as quelque chose de plus important. »
« Je ne sais pas.
- Mais est-ce que tu pries ? Tu cherches le Seigneur ? Tu lis l’évangile ? »
Il lui fait comprendre qu’il y a des échecs plus importants que ça. Oui, c’est un péché, mais... il lui signifie « j’ai compris », puis il passe à autre chose.
À l’inverse, il y en a certains, qui, quand ils reçoivent confession d’un péché de ce genre, demandent : « Comment tu l’as fait, et quand l’as-tu fait, et combien de temps ? »... Et ils se font un "film" dans leur tête. Mais ceux-là, ils ont besoin d’un psychiatre. »
(p.249-250)


Source : "POLITIQUE et SOCIÉTÉ"
Pape François
Rencontres avec Dominique Wolton
(septembre 2017)
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Gilbert Chevalier

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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mer 25 Oct - 22:54

SALUTARIS ILLE SPIRITUS  

BREF DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII
SUR LA RÉCITATION QUOTIDIENNE DU ROSAIRE  



Ce salutaire esprit de prière, don et gage à la fois de la divine miséricorde, que Dieu promit autrefois de répandre sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, ne manque jamais dans l’Église catholique. Toutefois, il semble exciter plus vivement les âmes, alors que les hommes redoutent, comme menaçant ou déjà arrivé, quelque grand péril pour l’Église ou l’État. Car la foi et la piété envers Dieu ont coutume de grandir dans les dangers, parce que moins on voit de ressources dans les choses humaines, mieux on comprend la nécessité du secours céleste.

Nous en avons eu des preuves récentes lorsque, ému par les longues épreuves de l’Église et par la difficulté générale des temps, Nous avons fait appel, par notre Lettre encyclique, à la piété des chrétiens, et Nous avons décrété que la Vierge Marie serait honorée et implorée, pendant tout le mois d’octobre, par la très sainte pratique du Rosaire. Nous avons appris en effet, que l’on avait obéi à Notre volonté avec autant de zèle et d’empressement que la sainteté et l’importance de la chose le demandaient. Car, non seulement dans notre Italie, mais dans toutes les contrées de la terre, on a prié pour la religion catholique et pour le salut public ; l’autorité des Évêques, l’exemple et le zèle du clergé donnant l’impulsion, on a honoré à l’envi l’auguste Mère de Dieu.

Les témoignages multiples par lesquels s’est manifestée la piété Nous ont merveilleusement réjoui : les églises ornées avec plus de magnificence, les processions solennelles, partout l’affluence considérable du peuple aux sermons, aux réunions, aux prières quotidiennes du Rosaire. Nous ne voulons pas omettre non plus les nouvelles que nous avons reçues avec une joie profonde de certains pays plus cruellement battus par la tempête et où la ferveur de la piété a été si grande, que les particuliers ont mieux aimé suppléer par leur propre ministère, dans la mesure où ils le pouvaient, à la disette des prêtres, que de souffrir que dans leurs églises, les prières prescrites n’eussent pas lieu.

C’est pourquoi, en même temps que l’espérance en la bonté et la miséricorde divine Nous console des maux présents, Nous comprenons la nécessité d’inculquer dans le cœur de tous les fidèles cette vérité, que les saints Livres en divers endroits proclament ouvertement, savoir que dans la prière, comme en toute autre vertu, ce qui importe par dessus tout, c’est la perpétuité et la constance. Dieu se laisse, en effet, fléchir et apaiser par la prière ; mais il veut que ce soit le fruit, non pas seulement de sa bonté, mais aussi de notre persévérance.

Cette persévérance dans la prière est encore bien plus nécessaire aujourd’hui où nous environnent de toute part, comme nous l’avons dit bien souvent, tant et de si grands périls qui ne peuvent être surmontés sans le secours spécial de Dieu. Un trop grand nombre d’hommes, en effet, haïssent tout ce qui rappelle le nom et le culte de Dieu : l’Église n’est pas seulement l’objet d’attaques privées, mais elle est très souvent combattue par les constitutions et les lois civiles ; de monstrueuses nouveautés d’opinions s’élèvent contre la sagesse chrétienne, à tel point que chacun doit lutter, et pour son propre salut et pour le salut public contre des ennemis acharnés, qui ont juré d’épuiser jusqu’à leurs dernières forces. Considérant donc par la pensée l’étendue et la fureur de ce combat, Nous estimons que c’est surtout le moment de se tourner vers Notre-Seigneur Jésus- Christ, qui, pour nous apprendre à l’imiter, dans son agonie priait plus longuement.

Or, parmi les formules et les modes de prières pieux et salutaires, usités dans l’Église catholique, celui qui est désigné par le nom de Rosaire de Marie est recommandable à beaucoup de titres ; particulièrement comme nous l’avons rappelé dans Notre Lettre encyclique, à ce titre principal que le Rosaire a été surtout institué pour implorer l’aide de la Mère de Dieu contre les ennemis de la religion catholique ; et, à ce point de vue, personne n’ignore qu’il a été souvent d’un puissant secours pour écarter les calamités de l’Église. Il convient donc parfaitement, non seulement à la piété des particuliers, mais à la condition publique des temps, de rétablir cette forme de prière dans le degré d’honneur qu’elle a longtemps occupé, alors que chaque famille chrétienne n’eût pas voulu laisser passer un seul jour sans réciter le Rosaire.

Pour ces mêmes motifs, Nous exhortons tous les fidèles et Nous les conjurons de prendre et de conserver la pieuse habitude de la récitation quotidienne du Rosaire : en même temps Nous déclarons qu’il est dans Notre désir que le Rosaire soit récité tous les jours dans l’Église principale de chaque diocèse, et chaque jour de fête dans les églises paroissiales. Pour l’établissement et le maintien de cet exercice de piété, les Ordres religieux pourront être d’une grande utilité et principalement, comme par droit personnel, l’Ordre des Dominicains : Nous sommes certains que nul d’entre eux ne manquera à une si utile et si noble mission.

Nous donc, pour honorer l’auguste Marie, Mère de Dieu ; pour consacrer à perpétuité le souvenir du secours imploré de son Cœur très pur, sur toute la surface de la terre, pendant le mois d’octobre ; pour conserver le perpétuel témoignage de l’espérance sans bornes que Nous plaçons en notre très tendre Mère ; pour solliciter de plus en plus sa faveur et son aide, Nous voulons et Nous décrétons que, dans les Litanies de Lorette, après l’invocation Reine conçue sans la tache originelle, soit ajoutée cette autre invocation : Reine du très saint Rosaire, priez pour nous.

Nous voulons que ces Lettres demeurent dans la postérité confirmées et ratifiées, comme elles le sont présentement : Nous déclarons nul et sans effet tout ce qui pourrait être attenté contre elles : nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du Pécheur, le 24 décembre 1883, sixième de Notre Pontificat.

Léon XIII, Pape.
 
PDF à télécharger ici : https://gloria.tv/album/UCfM7fksoAxY3epXGVMqzG2Tn/record/ryxnA3ksznFj1yKKwKDjpdTTE


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 26 Oct - 17:30

On peut trouver mes trois blogs ici :
- Dans le premier http://gilbertchevalier.blogspot.fr/ se trouvent des vidéos de cantiques avec, en commentaire, le Catéchisme de St Pie X.
- Dans le second http://aveugle-vendeen.blogspot.fr/ se trouvent principalement mes poèmes (+ une vidéo et des news) avec en commentaire une parole de Saints.
- Dans le troisième http://montfortajpm.blogspot.fr/ se trouve un peu de tout : c'est évidemment le plus varié.

Je m'excuse par avance pour cette pub : mais elle était nécessaire pour ceux que cela intéresse. Je vais la laisser quelques jours, car ensuite elle sera noyée par les différents posts que je mettrai.
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Sam 28 Oct - 12:06

QUAS PRIMAS

LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI
DE L’INSTITUTION D’UNE FÊTE DU CHRIST-ROI.



Aux Patriarches, Primats, Archevêques, Évêques et autres ordinaires de lieu, en paix et communion avec le Siège apostolique.

1. Dans (1) la première Encyclique qu’au début de Notre Pontificat Nous adressions aux évêques du monde entier (2), Nous recherchions la cause intime des calamités contre lesquelles, sous Nos yeux, se débat, accablé, le genre humain.

Or, il Nous en souvient, Nous proclamions ouvertement deux choses : l’une, que ce débordement de maux sur l’univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique ; l’autre, que jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur. C’est pourquoi, après avoir affirmé qu’il fallait chercher la paix du Christ par le règne du Christ, Nous avons déclaré Notre intention d’y travailler dans toute la mesure de Nos forces ; par le règne du Christ, disions-Nous, car, pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyions pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur.

2. Depuis, Nous avons clairement pressenti l’approche de temps meilleurs en voyant l’empressement des peuples à se tourner – les uns pour la première fois, les autres avec une ardeur singulièrement accrue – vers le Christ et vers son Église, unique dispensatrice du salut : preuve évidente que beaucoup d’hommes, jusque-là exilés, peut-on dire, du royaume du Rédempteur pour avoir méprisé son autorité, préparent heureusement et mènent à son terme leur retour au devoir de l’obéissance.

Tout ce qui est survenu, tout ce qui s’est fait au cours de l’Année sainte, digne vraiment d’une éternelle mémoire, n’a-t-il pas contribué puissamment à l’honneur et à la gloire du Fondateur de l’Église, de sa souveraineté et de sa royauté suprême ?

Voici d’abord l’Exposition des Missions, qui a produit sur l’esprit et sur le cœur des hommes une si profonde impression. On y a vu les travaux entrepris sans relâche par l’Église pour étendre le royaume de son Époux chaque jour davantage sur tous les continents, dans toutes les îles, même celles qui sont perdues au milieu de l’océan ; on y a vu les nombreux pays que de vaillants et invincibles missionnaires ont conquis au catholicisme au prix de leurs sueurs et de leur sang ; on y a vu enfin les immenses territoires qui sont encore à soumettre à la douce et salutaire domination de notre Roi.

Voici les pèlerins accourus, de partout, à Rome, durant l’Année sainte, conduits par leurs évêques ou par leurs prêtres. Quel motif les inspirait donc, sinon de purifier leurs âmes et de proclamer, au tombeau des Apôtres et devant Nous, qu’ils sont et qu’ils resteront sous l’autorité du Christ ?

Voici les canonisations, où Nous avons décerné, après la preuve éclatante de leurs admirables vertus, les honneurs réservés aux saints, à six confesseurs ou vierges. Le règne de notre Sauveur n’a-t-il pas, en ce jour, brillé d’un nouvel éclat ? Ah ! quelle joie, quelle consolation ce fut pour Notre âme, après avoir prononcé les décrets de canonisation, d’entendre, dans la majestueuse basilique de Saint Pierre, la foule immense des fidèles, au milieu du chant de l’action de grâces, acclamer d’une seule voix la royauté glorieuse du Christ : Tu Rex gloriae Christe !

À l’heure où les hommes et les États sans Dieu, devenus la proie des guerres qu’allument la haine et des discordes intestines, se précipitent à la ruine et à la mort, l’Église de Dieu, continuant à donner au genre humain l’aliment de la vie spirituelle, engendre et élève pour le Christ des générations successives de saints et de saintes ; le Christ, à son tour, ne cesse d’appeler à l’éternelle béatitude de son royaume céleste ceux en qui il a reconnu de très fidèles et obéissants sujets de son royaume terrestre.

Voici encore le XVIe centenaire du Concile de Nicée qui coïncida avec le grand Jubilé. Nous avons ordonné de célébrer cet anniversaire séculaire ; Nous l’avons Nous-même commémoré dans la basilique vaticane, d’autant plus volontiers que c’est ce Concile qui définit et proclama comme dogme de foi catholique la consubstantialité du Fils unique de Dieu avec son Père ; c’est lui qui, en insérant dans sa formule de foi ou Credo les mots cuius regni non erit finis, affirma du même coup la dignité royale du Christ.

Ainsi donc, puisque cette Année sainte a contribué en plus d’une occasion à mettre en lumière la royauté du Christ, Nous croyons accomplir un acte des plus conformes à Notre charge apostolique en accédant aux suppliques individuelles ou collectives de nombreux cardinaux, évêques ou fidèles ; Nous clôturerons donc cette année par l’introduction dans la liturgie de l’Église d’une fête spéciale en l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi.

Ce sujet, Vénérables Frères, Nous tient à ce point à cœur que Nous désirons vous en entretenir quelques instants ; il vous appartiendra ensuite de rendre accessible à l’intelligence et aux sentiments de votre peuple tout ce que Nous dirons sur le culte du Christ-Roi, afin d’assurer, dès le début et pour plus tard, des fruits nombreux à la célébration annuelle de cette solennité.

4. Depuis longtemps, dans le langage courant, on donne au Christ le titre de Roi au sens métaphorique ; il l’est, en effet, par l’éminente et suprême perfection dont il surpasse toutes les créatures. Ainsi, on dit qu’il règne sur les intelligences humaines, à cause de la pénétration de son esprit et de l’étendue de sa science, mais surtout parce qu’il est la Vérité et que c’est de lui que les hommes doivent recevoir la vérité et l’accepter docilement. On dit qu’il règne sur les volontés humaines, parce qu’en lui, à la sainteté de la volonté divine correspond une parfaite rectitude et soumission de la volonté humaine, mais aussi parce que sous ses inspirations et ses impulsions notre volonté libre s’enthousiasme pour les plus nobles causes. On dit enfin qu’il est le Roi des cœurs, à cause de son inconcevable charité qui surpasse toute compréhension humaine (3) et à cause de sa douceur et de sa bonté qui attirent à lui tous les cœurs : car dans tout le genre humain il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais personne pour être aimé comme le Christ Jésus.

5. Mais, pour entrer plus à fond dans Notre sujet, il est de toute évidence que le nom et la puissance de roi doivent être attribués, au sens propre du mot, au Christ dans son humanité ; car c’est seulement du Christ en tant qu’homme qu’on peut dire : Il a reçu du Père la puissance, l’honneur et la royauté (4) ; comme Verbe de Dieu, consubstantiel au Père, il ne peut pas ne pas avoir tout en commun avec le Père et, par suite, la souveraineté suprême et absolue sur toutes les créatures.

6. Que le Christ soit Roi, ne le lisons-nous pas dans maints passages des Écritures ! C’est lui le Dominateur issu de Jacob (5), le Roi établi par le Père sur Sion, sa montagne sainte, pour recevoir en héritage les nations et étendre son domaine jusqu’aux confins de la terre (6), le véritable Roi futur d’Israël, figuré, dans le cantique nuptial, sous les traits d’un roi très riche et très puissant, auquel s’adressent ces paroles : Votre trône, ô Dieu, est dressé pour l’éternité ; le sceptre de votre royauté est un sceptre de droiture (7).

Passons sur beaucoup de passages analogues ; mais, dans un autre endroit, comme pour dessiner avec plus de précision les traits du Christ, on nous prédit que son royaume ignorera les frontières et sera enrichi des trésors de la justice et de la paix : En ses jours se lèvera la justice avec l’abondance de la paix... Il dominera, d’une mer à l’autre, du fleuve jusqu’aux extrémités de la terre (Cool.

À ces témoignages s’ajoutent encore plus nombreux les oracles des prophètes et notamment celui, bien connu, d’Isaïe : Un petit enfant... nous est né, un fils nous a été donné. La charge du commandement a été posée sur ses épaules. On l’appellera l’Admirable, le Conseiller, Dieu, le Fort, le Père du siècle futur, le Prince de la paix. Son empire s’étendra et jouira d’une paix sans fin ; il s’assoira sur le trône de David et dominera sur son royaume, pour l’établir et l’affermir dans la justice et l’équité, maintenant et à jamais (9).
Les autres prophètes ne s’expriment pas différemment.

Tel Jérémie, annonçant dans la race de David un germe de justice, ce fils de David qui régnera en roi, sera sage et établira la justice sur la terre (10). Tel Daniel, prédisant la constitution par le Dieu du ciel d’un royaume qui ne sera jamais renversé... et qui durera éternellement (11) ; et, peu après, il ajoute : Je regardais durant une vision nocturne, et voilà que, sur les nuées du ciel, quelqu’un s’avançait semblable au Fils de l’homme ; il parvint jusqu’auprès de l’Ancien des jours et on le présenta devant lui. Et celui-ci lui donna la puissance, l’honneur et la royauté ; tous les peuples, de toutes races et de toutes langues, le serviront ; sa puissance est une puissance éternelle, qui ne lui sera pas retirée, et son royaume sera incorruptible (12). Tel Zacharie, prophétisant l’entrée à Jérusalem, aux acclamations de la foule, du juste et du sauveur, le Roi plein de mansuétude monté sur une ânesse et sur son poulain (13) : les saints évangélistes n’ont-ils pas constaté et prouvé la réalisation de cette prophétie ?

Cette doctrine du Christ-Roi, Nous venons de l’esquisser d’après les livres de l’Ancien Testament ; mais tant s’en faut qu’elle disparaisse dans les pages du Nouveau ; elle y est, au contraire, confirmée d’une manière magnifique et en termes splendides.

Rappelons seulement le message de l’archange apprenant à la Vierge qu’elle engendrera un fils ; qu’à ce fils le Seigneur Dieu donnera le trône de David, son père ; qu’il régnera éternellement sur la maison de Jacob et que son règne n’aura point de fin (14). Écoutons maintenant les témoignages du Christ lui-même sur sa souveraineté. Dès que l’occasion se présente - dans son dernier discours au peuple sur les récompenses ou les châtiments réservés dans la vie éternelle aux justes ou aux coupables ; dans sa réponse au gouverneur romain, lui demandant publiquement s’il était roi ; après sa résurrection, quand il confie aux Apôtres la charge d’enseigner et de baptiser toutes les nations - il revendique le titre de roi (15), il proclame publiquement qu’il est roi (16), il déclare solennellement que toute puissance lui a été donnée au ciel et sur la terre (17). Qu’entend-il par là, sinon affirmer l’étendue de sa puissance et l’immensité de son royaume ?

Dès lors, faut-il s’étonner qu’il soit appelé par saint Jean le Prince des rois de la terre (18) ou que, apparaissant à l’Apôtre dans des visions prophétiques, il porte écrit sur son vêtement et sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs (19). Le Père a, en effet, constitué le Christ héritier de toutes choses (20) ; il faut qu’il règne jusqu’à la fin des temps, quand il mettra tous ses ennemis sous les pieds de Dieu et du Père (21).

7. De cette doctrine, commune à tous les Livres Saints, dérive naturellement cette conséquence : étant le royaume du Christ sur la terre, qui doit s’étendre à tous les hommes et tous les pays de l’univers, l’Église catholique se devait, au cours du cycle annuel de la liturgie, de saluer par des manifestations multiples de vénération, en son Auteur et Fondateur, le Roi, le Seigneur, le Roi des rois. Sous une admirable variété de formules, ces hommages expriment une seule et même pensée ; l’Église les employait jadis dans sa psalmodie et dans les anciens sacramentaires ; elle en fait le même usage à présent dans les prières publiques de l’Office qu’elle adresse chaque jour à la majesté divine et, à la sainte messe, dans l’immolation de l’hostie sans tache. En cette louange perpétuelle du Christ-Roi, il est facile de saisir le merveilleux accord de nos rites avec ceux des Orientaux, en sorte que se vérifie, ici encore, l’exactitude de la maxime : « Les lois de la prière établissent les lois de la croyance. »

8. Quant au fondement de cette dignité et de cette puissance de Notre-Seigneur, saint Cyrille d’Alexandrie l’indique très bien : « Pour le dire en un mot, dit-il, la souveraineté que Jésus possède sur toutes les créatures, il ne l’a point ravie par la force, il ne l’a point reçue d’une main étrangère, mais c’est le privilège de son essence et de sa nature. » (22) En d’autres termes, son pouvoir royal repose sur cette admirable union qu’on nomme l’union hypostatique.

Il en résulte que les anges et les hommes ne doivent pas seulement adorer le Christ comme Dieu, mais aussi obéir et être soumis à l’autorité qu’il possède comme homme ; car, au seul titre de l’union hypostatique, le Christ a pouvoir sur toutes les créatures.

9. Mais quoi de plus délectable, de plus suave que de penser que le Christ, en outre, règne sur nous non seulement par droit de nature, mais encore par droit acquis, puisqu’il nous a rachetés ? Ah ! puissent tous les hommes qui l’oublient se souvenir du prix que nous avons coûté à notre Sauveur : Vous n’avez pas été rachetés avec de l’or ou de l’argent corruptibles, mais par le sang précieux du Christ, le sang d’un agneau sans tache et sans défaut (23). Le Christ nous a achetés à grand prix (24) ; nous ne nous appartenons plus. Nos corps eux-mêmes sont des membres du Christ (25).

Nous voulons maintenant expliquer brièvement la nature et l’importance de cette royauté.

10. II est presque inutile de rappeler qu’elle comporte les trois pouvoirs, sans lesquels on saurait à peine concevoir l’autorité royale. Les textes des Saintes Lettres que Nous avons apportés en témoignage de la souveraineté universelle de notre Rédempteur le prouvent surabondamment. C’est, d’ailleurs, un dogme de foi catholique que le Christ Jésus a été donné aux hommes à la fois comme Rédempteur, de qui ils doivent attendre leur salut, et comme Législateur, à qui ils sont tenus d’obéir (26). Les évangélistes ne se bornent pas à affirmer que le Christ a légiféré, mais ils nous le montrent dans l’exercice même de son pouvoir législatif.
À tous ceux qui observent ses préceptes, le divin Maître déclare, en diverses occasions et de diverses manières, qu’ils prouveront ainsi leur amour envers lui et qu’ils demeureront en son amour (27).

Quant au pouvoir judiciaire, Jésus en personne affirme l’avoir reçu du Père, dans une réponse aux Juifs qui l’accusaient d’avoir violé le Sabbat en guérissant miraculeusement un malade durant ce jour de repos : « Le Père, leur dit-il, ne juge personne, mais il a donné au Fils tout jugement. » (28) Dans ce pouvoir judiciaire est également compris - car il en est inséparable - le droit de récompenser ou de châtier les hommes, même durant leur vie.

Il faut encore attribuer au Christ le pouvoir exécutif : car tous inéluctablement doivent être soumis à son empire ; personne ne pourra éviter, s’il est rebelle, la condamnation et les supplices que Jésus a annoncés.

11. Toutefois, ce royaume est avant tout spirituel et concerne avant tout l’ordre spirituel : les paroles de la Bible que Nous avons rapportées plus haut en sont une preuve évidente, que vient confirmer, à maintes reprises, l’attitude du Christ-Seigneur.

Quand les Juifs, et même les Apôtres, s’imaginent à tort que le Messie affranchira son peuple et restaurera le royaume d’Israël, il détruit cette illusion et leur enlève ce vain espoir ; lorsque la foule qui l’entoure veut, dans son enthousiasme, le proclamer roi, il se dérobe à ce titre et à ces honneurs par la fuite et en se tenant caché ; devant le gouverneur romain, encore, il déclare que son royaume n’est pas de ce monde. Dans ce royaume, tel que nous le dépeignent les Évangile, les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence. Personne ne peut y entrer sans la foi et sans le baptême ; mais le baptême, tout en étant un rite extérieur, figure et réalise une régénération intime. Ce royaume s’oppose uniquement au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres ; à ses adeptes il demande non seulement de détacher leur cœur des richesses et des biens terrestres, de pratiquer la douceur et d’avoir faim et soif de la justice, mais encore de se renoncer eux-mêmes et de porter leur croix. C’est pour l’Église que le Christ, comme Rédempteur, a versé le prix de son sang ; c’est pour expier nos péchés que, comme Prêtre, il s’est offert lui-même et s’offre perpétuellement comme victime : qui ne voit que sa charge royale doit revêtir le caractère spirituel et participer à la nature supraterrestre de cette double fonction ?

12. D’autre part, ce serait une erreur grossière de refuser au Christ-Homme la souveraineté sur les choses temporelles, quelles qu’elles soient : il tient du Père sur les créatures un droit absolu, lui permettant de disposer à son gré de toutes ces créatures.

Néanmoins, tant qu’il vécut sur terre, il s’est totalement abstenu d’exercer cette domination terrestre, il a dédaigné la possession et l’administration des choses humaines, abandonnant ce soin à leurs possesseurs. Ce qu’il a fait alors, il le continue aujourd’hui. Pensée exprimée d’une manière fort heureuse dans la liturgie : « Il ne ravit point les diadèmes éphémères, celui qui distribue les couronnes du ciel. » (29)

13. Ainsi donc, le souverain domaine de notre Rédempteur embrasse la totalité des hommes. Sur ce sujet, Nous faisons Volontiers Nôtres les paroles de Notre Prédécesseur Léon XIII, d’immortelle mémoire : « Son empire ne s’étend pas exclusivement aux nations catholiques ni seulement aux chrétiens baptisés, qui appartiennent juridiquement à l’Église même s’ils sont égarés loin d’elle par des opinions erronées ou séparés de sa communion par le schisme ; il embrasse également et sans exception tous les hommes, même étrangers à la foi chrétienne, de sorte que l’empire du Christ Jésus, c’est, en stricte vérité, l’universalité du genre humain. » (30)

Et, à cet égard, il n’y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les États ; car les hommes ne sont pas moins soumis à l’autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l’unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus : Il n’existe de salut en aucun autre ; aucun autre nom ici-bas n’a été donné aux hommes qu’il leur faille invoquer pour être sauvés (31).

Il est l’unique auteur, pour l’État comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur : « La cité ne tient pas son bonheur d’une autre source que les particuliers, vu qu’une cité n’est pas autre chose qu’un ensemble de particuliers unis en société (32). » Les chefs d’État ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale.

14. Au début de Notre Pontificat, Nous déplorions combien sérieusement avaient diminué le prestige du droit et le respect dû à l’autorité ; ce que Nous écrivions alors n’a perdu dans le temps présent ni de son actualité ni de son à-propos : « Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l’autorité ne tenant plus son origine de Dieu mais des hommes, il arriva que... les bases mêmes de l’autorité furent renversées dès lors qu’on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d’obéir pour les autres. Inéluctablement, il s’en est suivi un ébranlement de la société humaine tout entière, désormais privée de soutien et d’appui solides (33). »

Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix -- se répandraient infailliblement sur la société tout entière.

En imprimant à l’autorité des princes et des chefs d’État un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission des citoyens. Au point que l’Apôtre saint Paul, après avoir ordonné aux femmes mariées et aux esclaves de révérer le Christ dans la personne de leur mari et dans celle de leur maître, leur recommandait néanmoins de leur obéir non servilement comme à des hommes, mais uniquement en esprit de foi comme à des représentants du Christ ; car il est honteux, quand on a été racheté par le Christ, d’être soumis servilement à un homme : Vous avez été rachetés un grand prix, ne soyez plus soumis servilement à des hommes. (34).

Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu’ils commandent bien moins en leur propre nom qu’au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu’ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l’élaboration et l’application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés !

15. Alors on verrait l’ordre et la tranquillité s’épanouir et se consolider ; toute cause de révolte se trouverait écartée ; tout en reconnaissant dans le prince et les autres dignitaires de l’État des hommes comme les autres, ses égaux par la nature humaine, en les voyant même, pour une raison ou pour une autre, incapables ou indignes, le citoyen ne refuserait point pour autant de leur obéir quand il observerait qu’en leurs personnes s’offrent à lui l’image et l’autorité du Christ Dieu et Homme.

Alors les peuples goûteraient les bienfaits de la concorde et de la paix. Plus loin s’étend un royaume, plus il embrasse l’universalité du genre humain, plus aussi - c’est incontestable - les hommes prennent conscience du lien mutuel qui les unit. Cette conscience préviendrait et empêcherait la plupart des conflits ; en tout cas, elle adoucirait et atténuerait leur violence. Pourquoi donc, si le royaume du Christ s’étendait de fait comme il s’étend en droit à tous les hommes, pourquoi désespérer de cette paix que le Roi pacifique est venu apporter sur la terre ? Il est venu tout réconcilier (35) ; il n’est pas venu pour être servi, mais pour servir (36) ; maître de toutes créatures, il a donné lui-même l’exemple de l’humilité et a fait de l’humilité, jointe au précepte de la charité, sa loi principale ; il a dit encore : Mon joug est doux à porter et le poids de mon autorité léger (37).

16. Oh ! qui dira le bonheur de l’humanité si tous, individus, familles, États, se laissaient gouverner par le Christ ! « Alors enfin - pour reprendre les paroles que Notre Prédécesseur Léon XIII adressait, il y a vingt-cinq ans, aux évêques de l’univers - il serait possible de guérir tant de blessures ; tout droit retrouverait, avec sa vigueur native, son ancienne autorité ; la paix réapparaîtrait avec tous ses bienfaits ; les glaives tomberaient et les armes glisseraient des mains, le jour où tous les hommes accepteraient de bon cœur la souveraineté du Christ, obéiraient à ses commandements, et où toute langue confesserait que " le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père " (38). »

17. Pour que la société chrétienne bénéficie de tous ces précieux avantages et qu’elle les conserve, il faut faire connaître le plus possible la doctrine de la dignité royale de notre Sauveur. Or, aucun moyen ne semble mieux assurer ce résultat que l’institution d’une fête propre et spéciale en l’honneur du Christ-Roi.

Car, pour pénétrer le peuple des vérités de la foi et l’élever ainsi aux joies de la vie intérieure, les solennités annuelles des fêtes liturgiques sont bien plus efficaces que tous les documents, même les plus graves, du magistère ecclésiastique. Ceux-ci n’atteignent, habituellement, que le petit nombre et les plus cultivés, celles-là touchent et instruisent tous les fidèles ; les uns, si l’on peut dire, ne parlent qu’une fois ; les autres le font chaque année et à perpétuité ; et, si les derniers s’adressent surtout à l’intelligence, les premières étendent leur influence salutaire au cœur et à l’intelligence, donc à l’homme tout entier.

Composé d’un corps et d’une âme, l’homme a besoin des manifestations solennelles des jours de fête pour être saisi et impressionné ; la variété et la splendeur des cérémonies liturgiques l’imprègnent abondamment des enseignements divins ; il les transforme en sève et en sang, et les fait servir au progrès de sa vie spirituelle.

Du reste, l’histoire nous apprend que ces solennités liturgiques furent introduites, au cours des siècles, les unes après les autres, pour répondre à des nécessités ou des avantages spirituels du peuple chrétien. Il fallait, par exemple, raffermir les courages en face d’un péril commun, prémunir les esprits contre les pièges de l’hérésie, exciter et enflammer les cœurs à célébrer avec une piété plus ardente quelque mystère de notre foi ou quelque bienfait de la bonté divine.

C’est ainsi que, dès les premiers temps de l’ère chrétienne, alors qu’ils étaient en butte aux plus cruelles persécutions, les chrétiens introduisirent l’usage de commémorer les martyrs par des rites sacrés, afin, selon le témoignage de saint Augustin, que « les solennités des martyrs » fussent « des exhortations au martyre » (39).

Les honneurs liturgiques qu’on décerna plus tard aux saints confesseurs, aux vierges et aux veuves contribuèrent merveilleusement à stimuler chez les chrétiens le zèle pour la vertu, indispensable même en temps de paix.

Les fêtes instituées en l’honneur de la bienheureuse Vierge eurent encore plus de fruit : non seulement le peuple chrétien entoura d’un culte plus assidu la Mère de Dieu, sa Protectrice la plus secourable, mais il conçut un amour plus filial pour la Mère que le Rédempteur lui avait laissée par une sorte de testament.

Parmi les bienfaits dont l’Église est redevable au culte public et légitime rendu à la Mère de Dieu et aux saints du ciel, le moindre n’est pas la victoire constante qu’elle a remportée en repoussant loin d’elle la peste de l’hérésie et de l’erreur. Admirons, ici encore, les desseins de la Providence divine qui, selon son habitude, tire le bien du mal.

Elle a permis, de temps à autre, que la foi et la piété du peuple fléchissent, que de fausses doctrines dressent des embûches à la vérité catholique ; mais toujours avec le dessein que, pour finir, la vérité resplendisse d’un nouvel éclat, que, tirés de leur torpeur, les fidèles s’efforcent d’atteindre à plus de perfection et de sainteté.
Les solennités récemment introduites dans le calendrier liturgique ont eu la même origine et ont porté les mêmes fruits. Telle la Fête-Dieu, établie quand se relâchèrent le respect et la dévotion envers le Très Saint Sacrement ; célébrée avec une pompe magnifique, se prolongeant pendant huit jours de prières collectives, la nouvelle fête devait ramener les peuples à l’adoration publique du Seigneur.

Telle encore la fête du Sacré Cœur de Jésus, instituée à l’époque où, abattus et découragés par les tristes doctrines et le sombre rigorisme du jansénisme, les fidèles sentaient leurs cœurs glacés et en bannissaient tout sentiment d’amour désintéressé de Dieu ou de confiance dans le Rédempteur.

18. C’est ici Notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d’apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine. Nous le faisons en prescrivant à l’univers catholique le culte du Christ-Roi. La peste de notre époque, c’est le laïcisme, ainsi qu’on l’appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles.

Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n’est pas apparu brusquement ; depuis longtemps, il couvait au sein des États. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations ; on refusa à l’Église le droit - conséquence du droit même du Christ - d’enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l’autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu’à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. Il se trouva même des États qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l’irréligion et l’oubli conscient et volontaire de Dieu.

Les fruits très amers qu’a portés, si souvent et d’une manière si persistante, cette apostasie des individus et des Etats désertant le Christ, Nous les avons déplorés dans l’Encyclique Ubi arcano (40). Nous les déplorons de nouveau aujourd’hui. Fruits de cette apostasie, les germes de haine, semés de tous côtés ; les jalousies et les rivalités entre peuples, qui entretiennent les querelles internationales et retardent, actuellement encore, l’avènement d’une paix de réconciliation ; les ambitions effrénées, qui se couvrent bien souvent du masque de l’intérêt public et de l’amour de la patrie, avec leurs tristes conséquences : les discordes civiles, un égoïsme aveugle et démesuré qui, ne poursuivant que les satisfactions et les avantages personnels, apprécie toute chose à la mesure de son propre intérêt. Fruits encore de cette apostasie, la paix domestique bouleversée par l’oubli des devoirs et l’insouciance de la conscience ; l’union et la stabilité des familles chancelantes ; toute la société, enfin, ébranlée et menacée de ruine.

19. La fête, désormais annuelle, du Christ-Roi Nous donne le plus vif espoir de hâter le retour si désirable de l’humanité à son très affectueux Sauveur. Ce serait assurément le devoir des catholiques de préparer et de hâter ce retour par une action diligente ; mais il se fait que beaucoup d’entre eux ne possèdent pas dans la société le rang ou l’autorité qui siérait aux apologistes de la vérité. Peut-être faut-il attribuer ce désavantage à l’indolence ou à la timidité des bons ; ils s’abstiennent de résister ou ne le font que mollement ; les adversaires de l’Église en retirent fatalement un surcroît de prétentions et d’audace. Mais du jour où l’ensemble des fidèles comprendront qu’il leur faut combattre, vaillamment et sans relâche, sous les étendards du Christ-Roi, le feu de l’apostolat enflammera les cœurs, tous travailleront à réconcilier avec leur Seigneur les âmes qui l’ignorent ou qui l’ont abandonné, tous s’efforceront de maintenir inviolés ses droits.

Mais il y a plus. Une fête célébrée chaque année chez tous les peuples en l’honneur du Christ-Roi sera souverainement efficace pour incriminer et réparer en quelque manière cette apostasie publique, si désastreuse pour la société, qu’a engendrée le laïcisme. Dans les conférences internationales et dans les Parlements, on couvre d’un lourd silence le nom très doux de notre Rédempteur ; plus cette conduite est indigne et plus haut doivent monter nos acclamations, plus doit être propagée la déclaration des droits que confèrent au Christ sa dignité et son autorité royales.

Ajoutons que, depuis les dernières années du siècle écoulé, les voies furent merveilleusement préparées à l’institution de cette fête.

Chacun connaît les arguments savants, les considérations lumineuses, apportés en faveur de cette dévotion par une foule d’ouvrages édités dans les langues les plus diverses et sur tous les points de l’univers. Chacun sait que l’autorité et la souveraineté du Christ ont déjà été reconnues par la pieuse coutume de familles, presque innombrables, se vouant et se consacrant au Sacré Cœur de Jésus. Et non seulement des familles, mais des États et des royaumes ont observé cette pratique. Bien plus, sur l’initiative et sous la direction de Léon XIII, le genre humain tout entier fut consacré à ce divin Cœur, au cours de l’Année sainte 1900.

Nous ne saurions passer sous silence les Congrès eucharistiques, que notre époque a vus se multiplier en si grand nombre. Ils ont servi merveilleusement la cause de la proclamation solennelle de la royauté du Christ sur la société humaine. Par des conférences tenues dans leurs assemblées, par des sermons prononcés dans les églises, par des expositions publiques et des adorations en commun du Saint Sacrement, par des processions grandioses, ces Congrès, réunis dans le but d’offrir à la vénération et aux hommages des populations d’un diocèse, d’une province, d’une nation, ou même du monde entier, le Christ-Roi se cachant sous les voiles eucharistiques, célèbrent le Christ comme le Roi que les hommes ont reçu de Dieu. Ce Jésus, que les impies ont refusé de recevoir quand il vint en son royaume, on peut dire, en toute vérité, que le peuple chrétien, mû par une inspiration divine, va l’arracher au silence et, pour ainsi dire, à l’obscurité des temples, pour le conduire, tel un triomphateur, par les rues des grandes villes et le rétablir dans tous les droits de sa royauté.

Pour l’exécution de Notre dessein, dont Nous venons de vous entretenir, l’Année sainte qui s’achève offre une occasion favorable entre toutes. Elle vient de rappeler à l’esprit et au cœur des fidèles ces biens célestes qui dépassent tout sentiment naturel ; dans son infinie bonté, Dieu a enrichi les uns, à nouveau, du don de sa grâce ; il a affermi les autres dans la bonne voie, en leur accordant une ardeur nouvelle pour rechercher des dons plus parfaits. Que Nous prêtions donc attention aux nombreuses suppliques qui Nous ont été adressées, ou que Nous considérions les événements qui marquèrent l’année du grand Jubilé, Nous avons certes bien des raisons de penser que le jour est venu pour Nous de prononcer la sentence si attendue de tous : le Christ sera honoré par une fête propre et spéciale comme Roi de tout le genre humain.

Durant cette année, en effet, comme Nous l’avons remarqué au début de cette Lettre, ce Roi divin, vraiment « admirable en ses Saints », a été « magnifiquement glorifié » par l’élévation aux honneurs de la sainteté d’un nouveau groupe de ses soldats ; durant cette année, une exposition extraordinaire a, en quelque sorte, montré à tout le monde les travaux des hérauts de l’Évangile, et tous ont pu admirer les victoires remportées par ces champions du Christ pour l’extension de son royaume ; durant cette année, enfin, Nous avons commémoré, avec le centenaire du Concile de Nicée, la glorification, contre ses négateurs, de la consubstantialité du Verbe Incarné avec le Père, dogme sur lequel s’appuie, comme sur son fondement, la royauté universelle du Christ.

En conséquence, en vertu de Notre autorité apostolique, Nous instituons la fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ-Roi.

Nous ordonnons qu’elle soit célébrée dans le monde entier, chaque année, le dernier dimanche d’octobre, c’est-à-dire celui qui précède immédiatement la solennité de la Toussaint. Nous prescrivons également que chaque année, en ce même jour, on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré Cœur de Jésus, consécration dont Notre Prédécesseur Pie X, de sainte mémoire, avait déjà ordonné le renouvellement annuel. Toutefois, pour cette année, Nous voulons que cette rénovation soit faite le 31 de ce mois.

En ce jour, Nous célébrerons la messe pontificale en l’honneur du Christ-Roi et Nous ferons prononcer en Notre présence cette consécration. Nous ne croyons pas pouvoir mieux et plus heureusement terminer l’Année sainte ni témoigner plus éloquemment au Christ, « Roi immortel des siècles », Notre reconnaissance - comme celle de tout l’univers catholique, dont Nous Nous faisons aussi l’interprète - pour les bienfaits accordés en cette période de grâce à Nous-même, à l’Église et à toute la catholicité.

Il est inutile, Vénérables Frères, de vous expliquer longuement pourquoi Nous avons institué une fête du Christ-Roi distincte des autres solennités qui font ressortir et glorifient, dans une certaine mesure, sa dignité royale. Il suffit pourtant d’observer que, si toutes les fêtes de Notre-Seigneur ont le Christ comme objet matériel, suivant l’expression consacrée par les théologiens, cependant leur objet formel n’est d’aucune façon, soit en fait, soit dans les termes, la royauté du Christ.

En fixant la fête un dimanche, Nous avons voulu que le clergé ne fût pas seul à rendre ses hommages au divin Roi par la célébration du Saint Sacrifice et la récitation de l’Office, mais que le peuple, dégagé de ses occupations habituelles et animé d’une joie sainte, pût donner un témoignage éclatant de son obéissance au Christ comme à son Maître et à son Souverain. Enfin, plus que tout autre, le dernier dimanche d’octobre Nous a paru désigné pour cette solennité : il clôt à peu près le cycle de l’année liturgique ; de la sorte, les mystères de la vie de Jésus-Christ commémorés au cours de l’année trouveront dans la solennité du Christ-Roi comme leur achèvement et leur couronnement et, avant de célébrer la gloire de tous les Saints, la Liturgie proclamera et exaltera la gloire de Celui qui triomphe, en tous les Saints et tous les élus.

Il est de votre devoir, Vénérables Frères, comme de votre ressort, de faire précéder la fête annuelle par une série d’instructions données, en des jours déterminés, dans chaque paroisse. Le peuple sera instruit et renseigné exactement sur la nature, la signification et l’importance de cette fête ; les fidèles régleront dès lors et organiseront leur vie de manière à la rendre digne de sujets loyalement et amoureusement soumis à la souveraineté du divin Roi.

20. Au terme de cette Lettre, Nous voudrions encore, Vénérables Frères, vous exposer brièvement les fruits que Nous Nous promettons et que Nous espérons fermement, tant pour l’Église et la société civile que pour chacun des fidèles, de ce culte public rendu au Christ-Roi.

L’obligation d’offrir les hommages que Nous venons de dire à l’autorité souveraine de Notre Maître ne peut manquer de rappeler aux hommes les droits de l’Église. Instituée par le Christ sous la forme organique d’une société parfaite, en vertu de ce droit originel, elle ne peut abdiquer la pleine liberté et l’indépendance complète à l’égard du pouvoir civil. Elle ne peut dépendre d’une volonté étrangère dans l’accomplissement de sa mission divine d’enseigner, de gouverner et de conduire au bonheur éternel tous les membres du royaume du Christ.

Bien plus, l’État doit procurer une liberté semblable aux Ordres et aux Congrégations de religieux des deux sexes. Ce sont les auxiliaires les plus fermes des pasteurs de l’Église ; ceux qui travaillent le plus efficacement à étendre et à affermir le royaume du Christ, d’abord, en engageant la lutte par la profession des trois vœux de religion contre le monde et ses trois concupiscences ; ensuite, du fait d’avoir embrassé un état de vie plus parfait, en faisant resplendir aux yeux de tous, avec un éclat continu et chaque jour grandissant, cette sainteté dont le divin Fondateur a voulu faire une note distinctive de la véritable Église.

21. Les États, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l’obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d’obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l’ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l’ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles ; car sa dignité royale exige que l’État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l’établissement des lois, dans l’administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs.

22. Quelle énergie encore, quelle vertu pourront puiser les fidèles dans la méditation de ces vérités pour modeler leurs esprits suivant les véritables principes de la vie chrétienne ! Si tout pouvoir a été donné au Christ Seigneur dans le ciel et sur la terre ; si les hommes, rachetés par son sang très précieux, deviennent à un nouveau titre les sujets de son empire ; si enfin cette puissance embrasse la nature humaine tout entière, on doit évidemment conclure qu’aucune de nos facultés ne peut se soustraire à cette souveraineté.

Il faut donc qu’il règne sur nos intelligences : nous devons croire, avec une complète soumission, d’une adhésion ferme et constante, les vérités révélées et les enseignements du Christ. Il faut qu’il règne sur nos volontés : nous devons observer les lois et les commandements de Dieu.

Il faut qu’il règne sur nos cœurs : nous devons sacrifier nos affections naturelles et aimer Dieu par-dessus toutes choses et nous attacher à lui seul. Il faut qu’il règne sur nos corps et sur nos membres : nous devons les faire servir d’instruments ou, pour emprunter le langage de l’Apôtre saint Paul, d’armes de justice offertes à Dieu (41) pour entretenir la sainteté intérieure de nos âmes. Voilà des pensées qui, proposées à la réflexion des fidèles et considérées attentivement, les entraîneront aisément vers la perfection la plus élevée.
Plaise à Dieu, Vénérables Frères, que les hommes qui vivent hors de l’Église recherchent et acceptent pour leur salut le joug suave du Christ ! Quant à nous tous, qui, par un dessein de la divine miséricorde, habitons sa maison, fasse le ciel que nous portions ce joug non pas à contrecœur, mais ardemment, amoureusement, saintement ! Ainsi nous récolterons les heureux fruits d’une vie conforme aux lois du royaume divin. Reconnus par le Christ pour de bons et fidèles serviteurs de son royaume terrestre, nous participerons ensuite, avec lui, à la félicité et à la gloire sans fin de son royaume céleste.

Agréez, Vénérables Frères, à l’approche de la fête de Noël, ce présage et ce vœu comme un témoignage de Notre paternelle affection ; et recevez la Bénédiction apostolique, gage des faveurs divines, que Nous vous accordons de grand cœur, à vous, Vénérables Frères, à votre clergé et à votre peuple.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 11 décembre de l’Année sainte 1925, la quatrième de Notre Pontificat,

Pie XI, Pape.


NOTES :
1. AAS XVII (1925) 593-610.
2. Pie XI, Lettre encyclique Ubi arcano, 23 décembre 1922, AAS, XIV (1922) 673-700, CH pp. 602-629.
3. S. PAUL, Ephés. III 19.
4. DANIEL, VII 13-14.
5. Nombres XXXIV 19.
6. Ps. II.
7. Ps. XLIV (XLV) 7.
8. Ps. LXXI (LXXII) 7-8.
9. ISAÏE, IX 6-7.
10. JÉRÉMIE, XXIII 5.
11. DANIEL XX 44.
12. DANIEL, VII 13-14.
13. ZACHARIE, IX 9.
14. S. LUC, I 32-33.
15. S. MATTHIEU, XXV 31-40.
16. S. JEAN, XVIII 37.
17. S. MATTHIEU, XXVIII 18.
18. Apocalypse I 5.
19. Apocalypse XIX 16.
20. S. PAUL, Hébr. I 1.
21. S. PAUL, I Cor. XV 25.
22. S. CYRILLE D’ALEXANDRIE, In Lucam X, PG LXXII 666.
23. S. PIERRE, I Epître I 18-19.
24. S. PAUL, I Cor. VI 20.
25. S. PAUL, I Cor. VI 15.
26. Concile de Trente sess. VI c. 21, Denzinger n. 831.
27. Cf. S. JEAN, XIV 15 ; XV 10.
28. S. JEAN, V 22.
29. Non eripit mortalia, qui regna dat coelestia, Office de la fête de l’Epiphanie, hymne Crudelis Herodes.
30. LÉON XIII, Lettre encyclique Annum sacrum, 25 mai 1899 AAS XXXI (1898-1899) 647.
31. Actes IV 12.
32. S. AUGUSTIN, Epist. CLIII ad Macedonium ch. III, PL XXXIII, 656.
33. PIE XI, Lettre encyclique Ubi arcano, 23 décembre 1922, AAS XIV (1922), 683, CH n. 936.
34. S. PAUL, I Cor. VII 25.
35. S. PAUL, Coloss. I 20.
36. S. MATTHIEU, XX 28.
37. S. MATTHIEU, XI 30.
38. LÉON XIII, Lettre encyclique Annum sacrum, 25 mai 1899, AAS XXXI (1898-1899) 647.
39. S. AUGUSTIN, Sermo XLVII de sanctis, PL XXXVIII, 295.
40. PIE XI, Lettre encyclique Ubi arcano, 23 décembre 1922, AAS XIV (1922) 673-700, CH pp. 602-629.
41. S. PAUL, Rom. VI 13.
PDF à télécharger ici : http://w2.vatican.va/content/pius-xi/fr/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_11121925_quas-primas.pdf
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Dim 29 Oct - 21:34



« Nous prescrivons que chaque année,
en ce même jour de la fête du Christ Roi,
on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus,
consécration dont notre prédécesseur Pie X, de sainte mémoire,
avait déjà ordonné le renouvellement annuel. »
« Afin que, dans le Cœur du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs,
tous les peuples s’unissent entre eux
par les liens de la charité chrétienne et d’un accord pacifique. »

(Pie XI, encycliques "Quas primas" du 11 décembre 1925 & "Miserentissimus Redemptor" du 8 mai 1928)

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous ; et, afin de vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.
Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.
Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparé de vous ; ramenez-les au port de la Vérité et à l’unité de la Foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul Pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre Royaume. Regardez avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de Vie et de rédemption, le Sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.
Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse :

Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut, à lui honneur et gloire dans tous les siècles.  Ainsi soit-il. »


(Indulgences : 5 ans chaque fois, plénière chaque mois aux conditions ordinaires ;
Pour la fête du Christ-Roi en récitation publique avec les litanies du Sacré-Cœur devant le Saint-Sacrement exposé : 7 ans ou plénière moyennant confession & communion)


En PDF : http://www.montfortajpm.sitew.fr/fs/Root/dl4va-Coeur_de_Jesus_Coeur_a_jamais_aimable_cantique_sur_les_bienfaits_du_Sacre_Coeur_.pdf


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mar 31 Oct - 15:10

Saint FRANÇOIS de SALES & le PREMIER CENTENAIRE de LUTHER
« Le 30 octobre 1617,
notre Père saint François de Sales,
étant grandement occupé à préparer son peuple
pour lui faire gagner saintement le jubilé général
que le Pape avait concédé cette année-là,
reçut un contrecoup de douleur fort sensible
en lisant des lettres où on lui donnait avis que l’Électeur de Saxe,
en dérision de nos Pardons,
avait ordonné, pour ce même jour et les deux suivants,
une fête solennelle par tout son État,
en mémoire de ce qu’il y avait cent ans à tel jour,
Martin Luther avait fait afficher ses thèses à Wittemberg
contre les indulgences des Papes,
et en action de grâces de la consommation
de ce premier siècle de l’hérésie des protestants.
Ce saint Prélat fit d’admirables discours sur cette impiété,
sur les
malheurs de cet insigne apostat,
et sur la nuit éternelle d’horreur
où l’avait conduit la fausse lumière
qui a malheureusement aveuglé tant de chrétiens,
et les a plongés dans l’erreur et les ténèbres.
   
Les domestiques du saint Évêque
ont déposé ne l’avoir jamais vu si touché,
si ému et si troublé en soi de ce trouble sacré
qui afflige les zélateurs de l’honneur de Dieu et de son Église ;
et qu’en cette conjoncture,
leur montrant une pièce de monnaie
que ce prince avait fait battre
pour faire des largesses à son peuple au jour de cette malheureuse fête,
il avait les larmes aux yeux
et leur disait mille belles choses de la patience chrétienne
avec laquelle il faut ouïr et savoir ces sacrilèges,
qui doivent être des motifs
de redoubler notre ferveur et notre fidélité
au service de Jésus-Christ et de l’Église, son épouse. »


(La Mère de Chaugy, "Année Sainte des Religieuses de la Visitation Sainte-Marie",
1870, Tome X, p.752-753, au 30 octobre)
http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/10/saint-francois-de-sales-luther-31.html



Saint François de Sales, qui, par votre zèle et votre douceur,
avez gagné à l’Église plus de soixante-dix mille hérétiques,
priez pour nous.


(Litanies de Saint François de Sales : http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/01/saint-francois-de-sales-29-janvier.html )
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Mer 1 Nov - 18:21



Patron céleste,
dont je suis fier de porter le nom,
priez toujours pour moi auprès de Dieu.
Rendez ferme ma foi,
fortifiez ma vertu,
défendez-moi dans le combat,
afin que victorieux de l’ennemi mauvais,
je mérite d’obtenir la gloire éternelle.
Amen.


http://montfortajpm.blogspot.fr/2015/11/la-toussaint-1er-novembre.html
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 2 Nov - 22:35



1- Mortels, écoutez-nous,
Écoutez-nous, chers frères :
Nous soupirons vers vous
Du fond de nos misères.
Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu’on nous veuille entendre...

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l’a porté,
Oh ! calmez sa colère.


2- Nous sommes vos parents,
Vos pères et vos mères,
Vos amis, vos enfants,
Vos propres sœurs et frères :
Si l’amour ou le sang
Ne vous rend insensibles,
Soulagez maintenant
Nos souffrances terribles.

3- Nous sommes dans un lieu
Infect et sans lumière,
Nous couchons dans le feu
D’un Dieu tout en colère ;
Les démons, nos bourreaux,
Nous brûlent, nous accablent
Et nous font mille maux
Qui sont inexplicables.

4- Les feux sont très actifs
Dans ce lieu de torture ;
Les vôtres, les plus vifs,
N’en sont que la peinture.
C’est un feu dévorant
Qui pénètre notre âme,
La dévore et la rend
Un charbon tout de flamme.

5- Quel mal d’offenser Dieu
Et quelle erreur de croire
Que d’aller c’est bien peu
Brûler en Purgatoire !
Point de péché petit,
Point de faute légère,
Puisque Dieu les punit
Avec tant de colère.

6- Un Dieu saint et puissant
Forme notre supplice,
Nous sentons le pesant
De toute sa justice.
Il est vrai, nous l’aimons
Comme notre bon Père,
Mais nous le ressentons
Comme un juge sévère.

7- Hélas ! Seigneur très doux,
Vous nous êtes contraire.
Ah ! quand vous verrons-nous,
Notre Dieu, notre Père !
Que dans votre beauté
Vous nous semblez aimable !
Que notre iniquité
Vous rend épouvantable !

8- Père, vous nous aimez
Comme enfants véritables,
Et vous nous oubliez
Comme des misérables.
Ô Dieu de charité,
Pardon, miséricorde !
Ô Dieu plein de bonté,
Faites miséricorde !

9- Très aimable Jésus,
Apaisez votre Père.
Ne nous aimez-vous plus,
Dans ce lieu de colère ?
Nous vous coûtons si cher,
Aimez votre héritage,
Venez nous délivrer,
Achevez votre ouvrage !

10- Pouvez-vous bien nous voir
Ô notre bonne Mère,
Sans que vous émouvoir,
Puisse notre misère ?
Nous soupirons vers vous
Dans nos douleurs cruelles.
Venez, secourez-nous,
Ô douceur maternelle !

11- Voulez-vous point aussi,
Habitants de la terre,
Nous oublier ici
Et nous faire la guerre ?
Ayez pitié de nous,
Chers amis charitables :
Nous vous en prions tous
Par nos cris lamentables...

12- Si vous nous délivrez
Ou donnez assistance,
Vous nous éprouverez
Pleins de reconnaissance,
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous
Pour vous mettre en la gloire.

13- Si des biens très petits,
Un verre d’eau qu’on donne,
Ont devant Dieu leur prix,
Leur gloire et leur couronne ;
Quel grand prix, ô mon Dieu !
Recevra votre aumône,
Si, pour un lit de feu,
Vous nous donnez un trône.

14- Si vous n’écoutez pas
Notre juste demande,
Le Seigneur ici-bas
Fera qu’on vous le rende :
On vous mesurera
À la même mesure,
On vous délaissera
Dans ce lieu de torture.


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Sam 4 Nov - 11:06



Notre-Dame Libératrice
Prenez en pitié toutes les âmes du Purgatoire,
Spécialement celles qui ont le plus besoin de la miséricorde du Seigneur.
Intercédez pour elles,
Faites abréger leur épreuve,
Hâtez leur délivrance.
Amen !

Que par la miséricorde de Dieu
Les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix.


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 9 Nov - 17:48

L’ÂME ABANDONNÉE ET DÉLIVRÉE DU PURGATOIRE
PAR LES PRIÈRES DES PAUVRES ET ENFANTS

Cantique en forme de mystère de saint Louis-Marie Grignion de Montfort




LES ÂMES :
1- Mortels, écoutez-nous,
Écoutez-nous, chers frères,
Nous soupirons vers vous
Du fond de nos misères.
Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu'on nous veuille entendre.

R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

GENEVIÈVE :
2- Oh ! les cris pitoyables !
Mon cœur est attendri.
Qui sont les misérables
Qui souffrent près d'ici ?
Compagnes bien-aimées,
D'où viennent ces soupirs,
Ces voix entrecoupées ?
Sont-ce point des martyrs ?

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

3- Ces cris, il faut le croire,
Sont ceux de nos parents,
Qui sont en Purgatoire
Dans de cruels tourments.
Écoutons leur complainte
Du fond de ces cachots,
Ressentons leurs atteintes,
Exauçons leurs sanglots !

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

CATHERINE :
4a- N'est-ce point tromperie ?
Je veux le découvrir :
Laissez-moi, je vous prie,
Pour un moment sortir !

LES VIVANTS :
4b- Sortez, à la bonne heure !
Vous nous ferez plaisir ;
Montrez-nous leur demeure,
Ou les faites venir !

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

LES ÂMES :
5- Nous sommes vos parents,
Vos pères et vos mères,
Vos amis, vos enfants,
Vos propres sœurs et frères :
Si l'amour ou le sang
Ne vous rend insensibles,
Soulagez maintenant
Nos souffrances terribles.

R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

LES VIVANTS :
6- 1er -C'est la voix de mon père,
Mon cœur est attendri !
2e -C'est la voix de ma mère,
Je connais bien son cri !
3e -C'est ma sœur ! C'est mon frère !
4e -C'est défunt mon mari !
5e -Hélas ! c'est la prière
De mon ancien ami !

R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
7- Je brûle dans le feu
Depuis plus d'une année.
Des hommes et de Dieu
Je suis abandonnée.
Ah ! je ne puis mourir
Dans mes douleurs amères,
Daignez me secourir
Par vos saintes prières.

LES ÂMES :
R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

CATHERINE :
8a- Ah ! je suis inconsolable,
Je connais bien une voix :
C'est mon père charitable,
J'ai péché, je le connois.

GENEVIÈVE :
8b- Regardez, ô doux Sauveur,
Votre conquête à la chaîne !
Regardez, ô Bon Pasteur,
Votre brebis dans la peine !

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

LES ÂMES :
9- Nous sommes dans un lieu
Infect et sans lumière,
Nous couchons dans le feu
D'un Dieu tout en colère ;
Les démons, nos bourreaux,
Nous brûlent, nous accablent
Et nous font mille maux
Qui sont inexplicables.

R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

LES PAUVRES :
10- Sur ces pauvres victimes
Seigneur, apaisez-vous !
La grandeur de leurs crimes,
Vengez plutôt sur nous !
Placez-les dans la gloire,
Retirez-les des feux,
Une pleine victoire
Vous aurez en tous lieux.

R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
11- Vous vous divertissez,
Vous vivez à votre aise,
Et vous me délaissez
Dedans cette fournaise.
Vous mettez mon argent
En de folles dépenses,
En pouvant aisément
Soulager mes souffrances.

LES ÂMES :
R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

CATHERINE :
12a- Hélas ! j'étais attendrie
Lorsque je l'ai vu mourir,
Puis je me suis divertie
Lorsqu'il était à souffrir !

AGNÈS :
12b- Ô mon Dieu, jetez les yeux
Sur cette âme malheureuse ;
Percez ce lieu ténébreux
D'une lumière amoureuse.

ENSEMBLE :
R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

UNE TROUPE D'ENFANTS :
13- Voyez, ô Roi de Gloire,
Votre enfant enchaîné.
Il brûle en Purgatoire,
Il est abandonné.
Bon Père, il vous faut rendre
Pardon de son péché,
Votre Cœur est trop tendre
Pour n'être pas touché.

LES ANGES :
R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

DIEU LE PÈRE :
14a- Je suis la Beauté sans souillure,
La souveraine Sainteté,
Cette âme n'est pas assez pure,
Elle offense ma Majesté.

GENEVIÈVE à genoux devant Jésus :
14b- Ô Bon Jésus, calmez-vous
Sur cette pauvre souffrante ;
Vous êtes son cher Époux,
Elle est votre chère amante.

R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

LES PAUVRES :
15- Pardon, notre bon Maître,
Pour vos pauvres amis,
Daignez, daignez les mettre
Dans votre Paradis.
Par nos saints sacrifices,
Nos aumônes, nos vœux
Et toutes nos justices,
Placez-les dans les Cieux !

R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
16a- Consolez-vous ma bien-aimée,
Les hommes font des vœux pour vous.
Vous serez bientôt délivrée,
Vous serez bientôt avec nous !

JÉSUS aux pauvres :
16b- Je me complais dans vos demandes,
Frappez, et l'on vous ouvrira ;
Je reçois fort bien vos offrandes,
Donnez, et l'on vous donnera.

R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

LES ÂMES :
17a- Les feux sont très actifs
Dans ce lieu de torture ;
Les vôtres, les plus vifs,
N'en sont que la peinture.

AGNÈS :
17b- Esprit-Saint, Consolateur,
Voilà votre créature,
Soyez son libérateur
Dans les tourments qu'elle endure.

LES ANGES :
R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

UNE TROUPE D'ENFANTS :
18- Exaucez-nous, ô Père des lumières,
Soyez touché des maux de vos enfants.
Prêtez l'oreille à nos humbles prières,
En secourant nos amis et parents !

LES ANGES :
R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

LES ÂMES :
19a- Quel mal d'offenser Dieu
Et quelle erreur de croire
Que d'aller c'est bien peu
Brûler en Purgatoire !

LE SAINT-ESPRIT :
19b- Si je laisse souffrir ces âmes,
C'est qu'elles m'ont trop résisté ;
Elles ont méprisé mes flammes,
Ma douceur et ma charité.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
20a- Mon âme, dans ce lieu,
S'élance à Dieu sans cesse,
Et sans cesse ce Dieu
La repousse et rabaisse.

GENEVIÈVE, à genoux devant Jésus :
20b- Montrez-vous, ô cher Ami,
À cette âme qui vous aime ;
À cette heure, montrez-lui
Que votre amour est extrême.

R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

LES PAUVRES, à genoux devant Marie :
21- Sainte Vierge Marie,
Priez pour nos parents.
Soyez-en attendrie,
Ils sont vos chers enfants.
Que vous êtes leur Mère,
Montrez-leur maintenant ;
Dans sa juste colère,
Calmez le Tout-Puissant.

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

MARIE :
22a- Mes enfants, je suis attendrie,
Vous aimant aussi tendrement.
Comme votre Mère, je prie
Et j'apaise le Tout-Puissant.

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
22b- Consolez-vous, ma bien-aimée,
Marie intercède pour vous.
Vous serez bientôt délivrée,
Vous serez bientôt avec nous.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

LES ÂMES :
23a- Un Dieu saint et puissant
Forme notre supplice,
Nous sentons le pesant
De toute sa justice.

AGNÈS :
23b- Ô Bon Jésus, calmez-vous
Sur tant de pauvres victimes ;
Vengez-vous plutôt sur nous,
Punissez en nous leurs crimes.

GENEVIÈVE :
R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

LES PAUVRES :
24- Ô Dieu d'amour, ô Bonté souveraine,
Vous remplissez les Cieux et les Enfers ;
Montrez-vous donc dans ce séjour de peine
Pour l'adoucir, pour en briser les fers.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
25- Dieu me fait entrevoir
Ses beautés souveraines,
Et c'est en ce miroir
Que s'augmentent mes peines.
Car, pour voir un moment
Ces beautés infinies,
Je voudrais justement
Consacrer mille vies.

LES ÂMES :
R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

26- Hélas ! Seigneur très doux,
Vous nous êtes contraire.
Ah ! quand vous verrons-nous,
Notre Dieu, notre Père !
Que dans votre beauté
Vous nous semblez aimable !
Que notre iniquité
Vous rend épouvantable !

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

LES ÂMES :
27- Père, vous nous aimez
Comme enfants véritables,
Et vous nous oubliez
Comme des misérables.
Ô Dieu de charité,
Pardon, miséricorde !
Ô Dieu plein de bonté,
Faites miséricorde !

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

DIEU LE PÈRE :
28a- Aucune miséricorde,
Puisque son règne est passé,
Je ne veux pas qu'on m'aborde
Qu'on ne m'ait tout bien payé.

L’ÂME ABANDONNÉE :
28b- Jamais homme mortel
N'a conçu cette peine ;
Mon martyre est cruel,
Ma gêne est souveraine.

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

DIEU LE PÈRE :
29a- Je suis le Dieu des vengeances,
Voici mon propre séjour.
C'est en ce lieu de souffrance
Que je commande à mon tour.

LES ÂMES :
29b- Hélas ! que nous souffrons !
Qui le pourrait comprendre ?
Nous pleurons, nous crions
Sans qu'on nous veuille entendre.

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

DIEU LE PÈRE :
30a- Souffre, pauvre créature,
Je n'ai point pitié de toi,
Car tu n'es pas assez pure
Pour être digne de moi.

LES ÂMES :
30b- Point de péché petit,
Point de faute légère,
Puisque Dieu les punit
Avec tant de colère.

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

DIEU LE PÈRE :
31a- Je t'aime, il est vrai, je t'aime
Comme mon propre portrait,
Mais ta tiédeur est extrême,
Ton péché t'a tout défait.

LES ÂMES :
31b- Il est vrai, nous l'aimons
Comme notre bon Père,
Mais nous le ressentons
Comme un juge sévère.

LES ANGES :
R./ Âmes, votre expiation faite,
Quittez vos demeures secrètes. (bis)

LES  ÂMES :
32- Très aimable Jésus,
Apaisez votre Père.
Ne nous aimez-vous plus,
Dans ce lieu de colère ?
Nous vous coûtons si cher,
Aimez votre héritage,
Venez nous délivrer,
Achevez votre ouvrage !

GENEVIÈVE :
R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

JÉSUS :
33a- Je vous aime sans mesure,
Mais rien d'impur n'entre aux Cieux.
Quand vous serez toutes pures,
Je vous tirerai des feux.

LES ÂMES :
33b- C'est un feu dévorant
Qui pénètre notre âme,
La dévore et la rend
Un charbon tout de flamme.

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

34- Pouvez-vous bien nous voir
Ô notre bonne Mère,
Sans que vous émouvoir,
Puisse notre misère ?
Nous soupirons vers vous
Dans nos douleurs cruelles.
Venez, secourez-nous,
Ô douceur maternelle !

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

MARIE :
35a- Mes enfants, je suis attendrie,
Vous aimant aussi tendrement.
Comme votre Mère, je prie
Et j'apaise le Tout-Puissant.

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
35b- Consolez-vous, ma bien-aimée,
Marie intercède pour vous.
Vous serez bientôt délivrée,
Vous serez bientôt avec nous.

LES ÂMES :
R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

36- Voulez-vous point aussi,
Habitants de la terre,
Nous oublier ici
Et nous faire la guerre ?
Ayez pitié de nous,
Chers amis charitables,
Nous vous en prions tous
Par nos cris lamentables.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
37- Venez me secourir,
Dieu même le désire ;
C'est lui faire plaisir,
C'est former son empire.
Vous le glorifierez
D'une gloire nouvelle,
Si vous me procurez
Une gloire éternelle.

GENEVIÈVE :
R./ Doux Jésus, tirez-la des feux
Et la placez dans les Cieux ! (bis)

FRANÇOISE :
38- Ô Jésus, Agneau débonnaire,
Retirez nos parents des feux :
Ils ont coûté votre Sang précieux !
Hélas ! hélas ! vous leur faites la guerre,
Ils ont coûté votre Sang précieux !
Hélas ! hélas ! placez-les dans les Cieux.

LES ANGES :
R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

FRANÇOISE :
39- Doux Jésus, ces âmes vous aiment,
Doux Jésus, mettez-les en paix,
Pardonnez-leur, pour comble de bienfaits.
Hélas ! hélas ! leurs douleurs sont extrêmes,
Ah ! donnez-leur, pour comble de bienfaits,
Repos, repos, dans le Ciel pour jamais !

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnéé :
R./ Consolez-vous, ma bien-aimée,
Les pauvres pressent Dieu pour vous,
Vous viendrez bientôt avec nous,
Vous viendrez bientôt avec nous.

LES PAUVRES, à genoux :
40- Vous secourez les corbeaux qui vous crient
Et vous donnez à tous abondamment ;
Oublierez-vous les pauvres qui vous prient,
Eux qui vous ont coûté tout votre Sang ?
Non, votre Cœur est trop compatissant,
Non, votre Cœur est trop compatissant.

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
R./ Consolez-vous, ma bien-aimée,
Les pauvres pressent Dieu pour vous,
Vous viendrez bientôt avec nous,
Vous viendrez bientôt avec nous.

LES ÂMES :
41- Si vous nous délivrez
Ou donnez assistance,
Vous nous éprouverez
Pleins de reconnaissance,
Car, ayant eu par vous
Une entière victoire,
Nous nous emploierons tous
Pour vous mettre en la gloire.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
42- Ici, plus de moyen
De m'aider par moi-même,
Je ne mérite rien,
Dans ma douleur extrême ;
Ami, si vous voulez,
Il vous sera facile,
Le peu que vous ferez
Me sera bien utile.

LES ÂMES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

FRANÇOISE :
43- Secourez, ô Vierge Marie,
Vos enfants et vos serviteurs.
En les voyant souffrir tant de douleurs,
Hélas ! hélas ! soyez-en attendrie,
En les voyant souffrir tant de douleurs,
Calmez, calmez, un Dieu dans ses rigueurs.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

MARIE :
44a- Mon enfant, je suis attendrie,
Car mon Cœur est tout plein d'amour ;
Je parle à mon Fils, je le prie
Pour vous tous, la nuit et le jour.

AGNÈS :
44b- Ô Bon Jésus, calmez-vous
Sur tant de pauvres victimes ;
Vengez-vous plutôt sur nous,
Punissez en nous leurs crimes.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

45- Ô très doux Jésus, levez-vous,
Car le pauvre vous prie,
Il oppose à votre courroux
Votre Mère, Marie.
Par son sein qui vous a porté,
Par ses douces mamelles,
Montrez au Ciel votre bonté
Pour ces âmes fidèles.

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
R./ Consolez-vous, ma bien-aimée,
Les pauvres pressent Dieu pour vous,
Vous viendrez bientôt avec nous,
Vous viendrez bientôt avec nous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
46- Ô mon gardien fidèle,
Que vous me consolez !
Oh ! la bonne nouvelle
Qu'ici vous annoncez !
J'entrerai dans la gloire,
Je posséderai Dieu !
Je vais chanter victoire,
Même dans ce bas lieu !

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

LES ÂMES :
47- Si des biens très petits,
Un verre d'eau qu'on donne,
Ont devant Dieu leur prix,
Leur gloire et leur couronne,
Quel grand prix, ô mon Dieu,
Recevra votre aumône,
Si, pour un lit de feu,
Vous nous donnez un trône.

R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Pour chercher dans ce monde
Quelque soulagement.

48- Si vous n'écoutez pas
Notre juste demande,
Le Seigneur ici-bas
Fera qu'on vous le rende.
On vous mesurera
À la même mesure,
On vous délaissera
Dans ce lieu de torture.

AGNÈS :
R./ Quel est votre martyre ?
Âmes, dites-le nous !
Paraissez pour le dire,
Et nous prierons pour vous.

L’ÂME ABANDONNÉE :
49- Tirez-moi de prison,
Par toutes vos justices,
Et payez ma rançon
Par vos saints sacrifices.
Entendez-vous mes cris ?
Je demande de l'aide,
Soyez-en attendris :
À l'aide ! à l'aide ! à l'aide !

LES ÂMES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

ARMELLE, à genoux devant Jésus :
50- Petite créature
Prosternée à genoux,
Seigneur, je vous conjure
D'avoir pitié de tous.
Ces âmes rachetées
D'un Sang si précieux
Soient à jamais ornées
De la gloire des Cieux !

LES ANGES :
R./ Demandez, demandez, alors vous recevrez !
Demandez, demandez, alors vous recevrez !

ARMELLE :
51- Je suis une servante,
Ayez pitié de moi ;
Dans cette âme souffrante
L'amour me fait la loi.
Quoique je sois indigne
De vous demander rien,
Par une grâce insigne,
Accordez-moi ce bien.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

ARMELLE :
52- Mon Époux, il faut mettre
Cette âme en liberté
Et lui donner votre Être
À toute éternité.
Exaucez ma prière,
Par votre Cœur bénin,
Par votre sainte Mère,
Par le pauvre orphelin.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

MARIE :
53- Regardez votre Mère,
Ô Jésus, mon Enfant ;
Je vous fais ma prière
Pour un pauvre souffrant.
Accordez-lui sa grâce
Par ses pauvres petits,
Aux Cieux, donnez-lui place,
Il est de vos amis.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

JÉSUS :
54- Vous le voulez, ma Mère,
C'en est fait, c'est assez.
Sans faire de prière,
Commandez, commandez.
Mon Père, je vous prie
D'exaucer à l'instant
Et ma Mère Marie,
Et le prix de mon Sang.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

55- Seigneur, il vous faut écouter
Votre Fils véritable,
Vous ne pouvez pas résister
À son Sang adorable.
Vous ne pouvez pas rebuter
Une Mère admirable.
Vous ne pouvez pas rejeter
Un pauvre misérable.

R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

DIEU LE PÈRE :
56- Oui, je suis forcé d'exaucer,
C'est mon Fils véritable.
Non, je ne puis pas résister
À son Sang adorable.
Non, je ne puis pas rebuter
Une Mère admirable.
Non, je ne puis pas rejeter
Un pauvre misérable.

LES PAUVRES :
R./ Ô notre douce Mère
Calmez votre Fils irrité,
Par votre sein qui l'a porté,
Oh ! calmez sa colère.

DIEU LE PÈRE :
57- Anges, descendez vitement
Dedans le Purgatoire,
Pour m'amener dans un instant
Ces âmes dans ma gloire.
Je veux qu'elles soient comme moi,
Portant une couronne,
Et puissantes comme les rois :
C'est moi qui vous l'ordonne.

L’ANGE GARDIEN à l’âme abandonnée :
R./ Consolez-vous, ma bien-aimée,
Tous ont intercédé pour vous,
Venez maintenant avec nous,
Venez maintenant avec nous.

58- Lancez-vous promptement,
Montez au firmament, (bis)
Le Seigneur vous appelle
Pour vous récompenser
Et pour vous couronner
D'une gloire éternelle.

R./ Voici, votre martyre
Est fini maintenant ;
Votre Dieu vous désire :
Allez en firmament.

L’ANGE AU DÉMON :
59- Satan, retire-toi,
Obéis au grand Roi, (bis)
Va-t'en dans les abîmes
Y brûler dans les feux,
Cette âme monte aux Cieux
Dans des splendeurs sublimes !

TOUS ENSEMBLE :
R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !

LE DÉMON :
60- Malheureux, malheureux,
Je tombe dans les feux, (bis)
Je blasphème, j'enrage,
Je brûle dans les feux.
Cette âme a dans les Cieux
Mon si bel héritage.

LES ÂMES DÉLIVRÉES :
R./ D'une cave profonde,
Nous sortons à l'instant,
Nous éloignant du monde,
Entrons en firmament.

L’ÂME DÉLIVRÉE :
61- Volons comme un oiseau,
On nous donne des ailes,
Au trône de l'Agneau
Aux splendeurs éternelles.
J'entre pour vous aimer,
Ô Monarque suprême,
Et pour me reposer
À jamais en vous-même.

TOUS ENSEMBLE :
R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !

DIEU à l’âme délivrée :
62- Je te veux ardemment
Approche hardiment, (bis)
Ô viens ma bien-aimée,
Car je me donne à toi,
Entre à jamais en moi,
Toute crainte est passée.

TOUS ENSEMBLE :
R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !

TOUS LES ANGES :
63- Bénissons à jamais
Jésus en ses bienfaits ! (bis)
Que tout le Ciel se réjouisse,
Une âme passe au rang des saints.
Ô Dieu très haut, qu'on vous bénisse
Pour ce chef-d'œuvre de vos mains !

R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !

TOUS ENSEMBLE :
64- Bénissons à jamais,
Marie en ses bienfaits ! (bis)
Que tout homme et tout ange
Chantent d'un air joyeux :
Notre frère est aux Cieux,
À Dieu gloire et louange !

R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !

LES PAUVRES :
65- Bénissons à jamais
Jésus en ses bienfaits ! (bis)
Une âme abandonnée
Qui souffrait dans les feux,
La voilà dans les Cieux,
La voilà couronnée.

R./ Bénissons à jamais
Le Seigneur dans ses bienfaits :
Dans la gloire chantons
Victoire à Jésus si bon !


http://montfortajpm.blogspot.fr/2015/11/mois-des-ames-du-purgatoire-22-le.html
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Dim 12 Nov - 23:18

SUPERIORE ANNO  

LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII
SUR
LA RÉCITATION DU TRÈS SAINT ROSAIRE



À tous les Évêques du monde catholique, concernant les prières spéciales à faire pendant le mois d’octobre 1884.  

Vénérables Frères, Salut et bénédiction apostolique.
 

L’an dernier, comme vous le savez tous, Nous avons décrété, par Notre Lettre Encyclique, de pratiquer dans toutes les parties de l’univers catholique la dévotion du très Saint Rosaire, en l’honneur de la Mère de Dieu, pendant tout le mois d’octobre, afin d’obtenir à l’Église le secours du ciel dans ses épreuves. En cela Nous avons suivi et Notre propre jugement et les exemples de Nos prédécesseurs qui, dans les grandes épreuves de l’Église, avaient coutume de recourir, avec un accroissement de piété, à l’auguste Vierge et d’implorer son secours par les prières les plus ardentes. Or, on a partout répondu à Notre volonté avec un tel empressement et une telle unanimité, qu’on a vu clairement de quelle ardeur le peuple chrétien est animé pour la religion et la piété, et quelle grande confiance ont tous les fidèles dans la protection céleste de la Vierge Marie. Cette ferveur d’une piété et d’une foi manifestes, Nous le déclarons, a été pour Nous une grande consolation dans les persécutions et les maux qui Nous accablent, et Nous a encouragé à affronter des épreuves plus graves encore, si telle est la volonté de Dieu. Aussi longtemps, en effet, que l’esprit de prière sera répandu sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, Nous conserverons la ferme confiance que Dieu nous exaucera un jour, et que, prenant pitié de la condition de l’Église, il entendra les prières de ceux qui l’implorent par Celle qu’il a lui- même voulu établir la dispensatrice des grâces célestes.

C’est pourquoi, les mêmes causes qui, comme Nous l’avons dit, Nous ont déterminé l’an dernier à exciter la piété des fidèles, existant encore, Nous avons cru de notre devoir, Vénérables Frères, d’exhorter, cette année aussi, les peuples chrétiens à mériter la puissante protection de la Mère de Dieu, en persévérant dans ce mode et cette formule de prière qu’on appelle le Rosaire de Marie. Comme ceux qui combattent la religion chrétienne montrent une si grande obstination à poursuivre leur projet, il faut que les défenseurs ne montrent pas moins de constance de volonté, surtout parce que le secours du ciel et les bienfaits que Dieu répand sur nous, ne sont souvent que le fruit de notre persévérance. — Nous aimons à vous rappeler l’exemple de l’héroïque Judith, qui, figurant la Sainte Vierge, réprima la folle impatience des Juifs, qui voulaient fixer à Dieu, selon leur gré, le jour où il secourrait leur nation opprimée. Il faut aussi considérer l’exemple des Apôtres, qui attendaient l’insigne bienfait de l’Esprit consolateur qui leur avait été promis, en persévérant unanimement dans la prière avec Marie, Mère de Jésus. — Car maintenant aussi il s’agit d’une chose bien difficile et d’une grande importance, il s’agit d’humilier dans l’exaltation de la force de sa puissance l’ennemi antique et très rusé, de rendre à la liberté l’Église et son Chef, de conserver et de défendre les institutions sur lesquelles reposent la sécurité et le salut de la société humaine. Il faut donc avoir soin, dans ces temps lamentables pour l’Église, de conserver avec zèle et piété la très sainte pratique du Rosaire de Marie, d’autant plus que ces prières, étant composées de manière à rappeler dans leur ordre les mystères de notre salut, sont très propres à nourrir l’esprit de piété.

En ce qui concerne l’Italie, il faut implorer pour elle, par la récitation du Rosaire, l’aide de la Vierge très puissante, maintenant surtout qu’une calamité n’en est plus à nous menacer et à fondre inopinément sur nous, mais nous a déjà atteints. Car la peste asiatique ayant franchi, par la volonté de Dieu, les limites que la nature semblait lui avoir posées, a envahi les très célèbres ports du golfe de Gaule, et de là les contrées limitrophes de l’Italie. Il faut donc recourir à Marie, à celle que l’Église appelle à juste titre salutaire, auxiliatrice, protectrice, afin qu’elle daigne nous apporter le secours que nous aurons imploré par les prières qui lui sont les plus agréables, et éloigner de nous le fléau contagieux.

C’est pourquoi, à l’approche du mois d’octobre, dans lequel le monde catholique célèbre les solennités de la Vierge du Rosaire, Nous avons arrêté de prescrire de nouveau cette année tout ce que Nous avons prescrit l’année dernière. Nous décrétons donc et Nous ordonnons, qu’à partir du premier jour d’octobre jusqu’au deuxième jour de novembre suivant, dans toutes les églises paroissiales et les sanctuaires publics dédiés à la Mère de Dieu, et même dans d’autres que l’Ordinaire voudra déterminer, on récite tous les jours au moins cinq dizaines du Rosaire, en y ajoutant les Litanies. Si cet exercice a lieu le matin, la messe doit être célébrée pendant les prières ; s’il a lieu dans l’après-midi, on exposera l’auguste Sacrement à l’adoration des fidèles, et l’on donnera ensuite la bénédiction à l’assistance. Nous désirons aussi que les Confréries du Très Saint Rosaire fassent partout où les lois civiles le permettent, des processions solennelles à travers les villages pour faire profession publique de la religion.

Et afin que les trésors célestes de l’Église soient ouverts à la piété chrétienne, Nous renouvelons toutes les indulgences que Nous avons accordées l’an dernier. Donc Nous accordons, pour chaque fois, une indulgence de sept ans et de sept quarantaines à tous ceux qui auront assisté, les jours indiqués, à la récitation publique du Rosaire et auront prié selon Notre intention, et également à ceux qui, empêchés par une cause légitime, auront fait ces prières en leur particulier. Nous ouvrons le trésor de l’Église et Nous accordons la remise entière de leurs péchés à ceux qui, pendant le temps indiqué ci-dessus, auront fait publiquement au moins dix fois ces pieux exercices dans les temples, ou chez eux par suite d’excuses légitimes, et qui, après s’être confessés, feront la sainte communion. Nous accordons ce pardon complet des péchés et cette remise entière de la peine à tous ceux qui, ou le jour de la fête de la bienheureuse Vierge du Rosaire, ou l’un des huit jours suivants, se seront purifiés de leurs péchés, auront fait une sainte communion, et auront prié Dieu et sa très sainte Mère, suivant Notre intention, dans un édifice sacré.

Enfin voulant avoir égard à ceux qui vivent à la campagne et sont occupés, surtout dans le mois d’octobre, aux travaux des champs, Nous leur accordons d’ajourner au mois de novembre ou de décembre, selon que l’Ordinaire le jugera opportun, les exercices prescrits plus haut avec les indulgences à gagner pendant le mois d’octobre.

Nous ne doutons pas, Vénérables Frères, que des fruits abondants ne répondant à nos soins, surtout si, à ce que Nous semons et que votre sollicitude aura arrosé, Dieu accorde l’accroissement par la diffusion de ses grâces. Nous sommes convaincu que le peuple chrétien répondra à l’appel de Notre autorité Apostolique avec la même ferveur de foi et de piété dont il a donné l’année dernière une si grande preuve. Que la céleste Patronne invoquée par les prières du Rosaire nous soit propice, et qu’elle fasse que Nous obtenions de Dieu la paix tant désirée de l’Église, en mettant fin au conflit des opinions et en rétablissant partout le Christianisme dans ses droits. Comme gage de ce bienfait, Nous accordons très affectueusement la Bénédiction Apostolique à Vous, à Votre clergé, et aux peuples confiés à votre charge.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 30 août 1884, la septième année de Notre Pontificat.    

Léon XIII, Pape.
 
PDF à télécharger ici : https://gloria.tv/album/UCfM7fksoAxY3epXGVMqzG2Tn/record/ffg4m4Udpw7r4yffjJbM92KsT


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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

Message par Gilbert Chevalier le Dim 19 Nov - 18:07

ESSAI SUR LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA



    (N'étant pas doué pour faire des articles, celui-ci est mon premier et sera mon dernier, donc, mon unique article personnel.)

    Le Troisième Secret de Fatima consiste en une vingtaine de lignes écrites par Sœur Lucie ; ce n'est pas une vision mais la Sainte Vierge qui parle à la voyante ; tous ceux qui ont donc été publiés jusqu'ici officieusement ou officiellement sont des faux.

    Il suit la logique des deux précédents. Nous en connaissons le début : « Au Portugal, etc... ! » Et la fin : « Finalement mon Cœur-Immaculé triomphera et il sera donné au monde un certain temps de paix. »

    Qu'annonce-t-il donc ? Ce que nous vivons, comme le second par rapport à ce que vivaient alors les hommes entre 1917 et 1960, date limite où le troisième aurait dû être connu.

    La période du troisième s'étend donc approximativement des années 60 jusqu'au triomphe de Marie, soit probablement 70 ans, alors que le second s'étendait sur 40 ans.

    Il annonce la grande Apostasie de Vatican II se terminant par les trois ans et demi de l'Antéchrist dont nous sommes tout proches, l'anéantissement apparent de l’Église, le secours miraculeux du Ciel par l'envoi des deux Témoins Hénoch et Élie, le rétablissement de la Papauté et de la hiérarchie catholique, le martyre des deux envoyés, leurs résurrection et ascension, la chute de l'Antéchrist, la victoire du Cœur-Immaculé, un certain temps de véritable paix pour l’Église seule survivante avant la fin du monde.

Gilbert-Joseph-Yves-Marie CHEVALIER
l'Aveugle-Vendéen,
ce 19 novembre 2017.

(Ceci est rendu en vers ici : https://gloria.tv/album/76VN81FZDJbK2uSHFW7kZmX3K/record/efe1CqcgJMjS1MpCzZ3VabsH3 )
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Re: CHAPELET avec vous ! (Gilbert Chevalier aveugle)

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